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C.22. XIème Conférence Internationale sur le SIDA Vancouver (7-12 juillet 1996) - Substances physiologiques PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 21 Décembre 2009 12:28

Substances physiologiques

(autres que vitamines, oligo-éléments et anti-oxydants)

VIII, 1 : Mo.A.1070

H. Huisman et coll.* ont montré que, parmi les protéines de laits, seule la lactoferrine native du lait de vache, du colostrum bovin et du placenta humain pouvaient complètement inhiber in vitro la réplication du VIH sur un test MT4 (valeurs de l'IC50 in vitro entre 500 et 1500nM). L'acylation de la fonction amine de la lysine dans la protéine, en utilisant des anhydrides de l'acide succinique ou de l'acide cis-aconitique, a permis la synthèse de protéines ayant une forte activité anti-VIH1 et anti-VIH2 (valeur de l'IC50 de ces protéines aconitylées entre 0,3 à 3nM). La lactoferrine ou les protéines dont la charge a été modifiée, s'attachent fortement à la boucle V3 de la gp110 du VIH et dans les mêmes ordres de concentrations que ceux des IC50. La succinylation ou l'aconitylation de l'alpha-lactalbumine et de la bêta-lactoglobuline A/B ont aussi une forte activité anti-VIH2 (valeurs de l'IC50 entre 500 et 3000nM).
* Central Laboratory of the Netherlands Red Cross Blood Transfusion Service, Dept. Developmental Research, Plesmanlaan 125, 1066CX Amsterdam, The Netherlands. Tel : 20-511231, Fax : 20-5123474


VIII, 2 : Mo.A.1069

ME Kuipers et coll.* ont montré que les sérums albumine chargées négativement (NCAs), dont les prototypes, Suc-HSA et Aco-HSA, des protéines polyanioniques, connues pour leur activité anti-VIH in vitro, agiraient sur le VIH en neutralisant la charge positive de sa boucle V3. Des résultats préliminaires semblent indiquer que la NCAs préviendrait aussi le clivage protéolytique de la boucle V3, phénomène supposé précéder l'initiation du processus de fusion.
* University centre for Pharmacy, Ant. Deusingln 2, 9713 AW Groningen, The Nederlands. Tel : #31-50-363327, Fax : #31-50-3633311, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VIII, 3 : Mo.A.1073

S Kazmi et coll.* ont montré, parmi plusieurs fluides du corps humains, que la salive, le lait et le plasma séminal présentent des activités inhibitrices du VIH. La salive parotidienne ayant la plus forte activité. Celles de la salive submandibulaire/sublinguale étant moindre, mais des variations inter-individuelles importantes ont été constatées. Celles du plasma séminal et du lait sont aussi importantes. La détermination des facteurs responsables de ces activités permettrait d'envisager la fabrication de gels virucides afin de limiter la transmission du VIH.
* Dept Oral Medecine, Floor 28, Guy's Hospital, London SEI 9RT, UK. Tel : (44) 0171 955 4256, Fax : (44) 0171 955 4455


VIII, 4 : Tu.C.2685

L Belec et coll.* ont montré que la concentration en inhibiteur de protéase leucocytaire (cIPL) au niveau des sécrétions cervico-vaginales était significativement plus élevée chez 15 femmes (f.) non-séropositives [8 760 +/- 850 ng/ml] que chez 27 f. séropositives asymptomatiques [5 760 +/- 1 160 ng/ml] (p<0,03) et que chez 26 f. non-séropositives ayant une infection vaginale [ 2 430 +/- 535 ng/ml] (p<0,0001). Cette cIPL est aussi significativement plus élevée chez les f. séropositives que chez celles ayant une infection vaginale (p<0,04). Chez les f. séronégatives saines, les cIPL au niveau salivaire (m=1 650 ng/ml) sont 5 à 10 fois moins élevés qu'au niveau cervico-vaginal. L'IPL pourrait donc être un facteur diminuant l'infectivité des f. séropositives et la susceptibilité des f. séronégatives ; le risque de transmission du VIH (infectivité et susceptibilité) serait plus grand chez les f. ayant des infections vaginales en raison de cIPL diminuée. Ce travail est à rapprocher de celui de McNeely et coll. (J Clin Invest 1995 ; 96 : 456-64) qui indiquent que la présence d'IPL pourrait expliquer l'importante activité anti-virale au niveau salivaire et la rareté de la transmission orale du VIH.
* Laboratoire de Virologie, Hôpital Broussais, 96 rue Didot 75674 Paris Cedex 14, France. Fax : (33) 01 43 95 80 55


VIII, 5 : Th.C.4509

L Gwanzura et coll.* ont montré que le lactobacille (Döderlein) est présent chez 53% patientes, parmi 1 152 femmes enceintes, 38% parmi celles ayant des pertes vaginales non-physiologiques, 32% parmi celles qui ne sont pas enceintes et 29% parmi celles faisant le commerce de leur corps. La séroprévalence était respectivement de 39, 53, 40 et 86%. Il y a une très forte corrélation entre l'absence de lactobacille et la positivité de la sérologie VIH : parmi les femmes séropositives, 37% de femmes hébergent du lactobacille alors que 56% n'en hébergent pas (OR=2,54, p<0,001). Cette association est retrouvée dans chaque groupe : respectivement OR=2,17, p<0,001 ; OR=2,57, p<0,001 ; OR=3,19, p<0,01 ; OR=2,54, p<0,05. Les péroxydes hydrogénés ayant une action virucide ; leur production par le lactobacille pourrait expliquer ces résultats. En favorisant la colonisation du vagin par le lactobacille à un niveau physiologique normal, on pourrait ainsi agir préventivement sur la transmission hétérosexuelle du VIH.
* P.O. Box A178 Avondale, Harare, Zimbabwe, Afrique. Tel : 263-4-791631, Fax : 263-4-739406, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VIII, 6 : Tu.C.2695

PA Marx et coll.* ont montré que la progestérone modifie l'épaisseur de l'épithélium du vagin et son effet protecteur contre l'infection du vagin par le SIV chez le singe rhésus macaque (SRM). 14 jours après inoculation de SIV par voie vaginale, 14 des 18 SRM ayant reçu des implants de 200 mg de progestérone se sont révélés infecté alors que seulement 1 sur 10 des SRM n'ayant pas reçu de la progestérone (mais un placebo) était infecté (différence statistiquement significative). Ces résultats, établis par co-culture, ont été vérifiés par PCR, bDNA et l'étude des anticorps. De plus, 3 des 14 SRM infectés progressèrent rapidement vers le stade de SIDA et leur charge virale était 2 à 20 fois plus élevée. Au moment de l'inoculation, la progestérone sanguine était statistiquement plus élevée chez les SRM qui ont reçu de la progestérone (3,2 ng/ml vs 17,1 ng/ml). Une autre étude réalisée sur 3 SRM ayant reçu de la progestérone et 3 placebo, euthanasiés au 3ème et 4ème jour après l'inoculation du SIV a montré que l'épithélium vaginal était devenu significativement plus mince chez les SRM traités par la progestérone et que chez 2/3 de ces SRM, le SIV était présent dans le sang, la rate ou les ganglions drainant le tractus génital alors qu'il était absent chez les 3 SRM placebo. Ces résultats conduisent à se demander si il n'y a pas un risque accru de transmission du VIH par voie vaginale chez les femmes utilisant une contraception à base de progestérone.
* Long Madow Road, Tuxedo, NY 10987-9801, USA. Tel : 914-351-4597, Fax : 914-351-2015, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VIII, 7 : Th.B.4097

G Maurisson, A Richert et coll.* ont montré chez 23 patients (16 stades II, 6 stades IVC, 1 stade IVD) que la prise orale de 400mg/jour de glucuronamide, un dérivé non toxique et peu onéreux d'une substance physiologique l'acide glucuronique (associée à 500 mg de vitamine C + 50 mg de caféine comme dans la présentation du Guronsan®, connu pour ses propriétés anti-asthénique et hépatoprotectrice) pendant 11,3 +/- 7,5 mois se traduit par une majoration du nombre absolu de lymphocytes CD4 (294,13 +/- 130,66 à 412,48 +/- 214,53/mm3, p<0,027), du nombre relatif de CD4 (16,5 +/- 6,78 à 21,83 +/- 10,04%, p<0,057 et des anticorps P24 (130,08 +/- 106,01 à 1 965,6 +/- 2 322,15, p<0,021). Aucune infection opportuniste n'est survenue. L'arrêt du traitement chez 7 patients pendant 3 à 15 mois s'est traduit par une diminution systématique des CD4 en valeur absolue (-52,6%) et en valeur relative (-36,4%). L'actualisation des résultats faite sur 16,43 +/- 9,45 mois pour les CD4 en valeur absolue montre un taux de 62% (22/35 patients) de répondeurs (318,27 +/- 123,09 à 455,77 +/- 180,18/mm3, p<0,001) et sur 19,17 +/- 7,02 mois pour les CD4 en valeur relative un taux de 73% (17/23 patients) de répondeurs (16,29 +/- 7,08 à 20,48 +/- 8,53, p<0,2). Aucune infection opportuniste n'est survenue chez les répondeurs et les non-répondeurs. Des essais cliniques de la glucuronamide en association avec des trithérapies seraient souhaitables. En raison de son faible coût, la glucuronamide est un traitement qui peut être accessible aux population des pays économiquement démunis.
* Association "Positifs", B.P. 230, 75865 Paris cedex 18, France. Tel/fax : (33) 01 49 82 72 55, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.



Mise à jour le Vendredi, 19 Mars 2010 21:25