C.22. XIème Conférence Internationale sur le SIDA Vancouver (7-12 juillet 1996) Imprimer
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Lundi, 21 Décembre 2009 12:28
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TRAITEMENTS ALTERNATIFS /COMPLÉMENTAIRES

Résumés, Traduction et Classification des abstracts

  1. Considérations générales
  2. Plantes
  3. Nutrition, métabolisme, endocrinologie
  4. Endocrinologie (suite)
  5. Vitamines et oligo-éléments
  6. Stress oxydatif
  7. Apoptose
  8. Substances physiologiques (autres que vitamines, oligo-éléments et anti-oxydants)
  9. Immunité cellulaire et Natural Killers
  10. Stress (psychothérapie, thérapies comportementales, etc.)
  11. Autres cofacteurs potentiels
  12. Thérapies et effets divers
  13. ANNEXE


PRÉAMBULE

La XI ème Conférence Internationale sur le SIDA (Vancouver) s'est déroulée du 7 au 12 juillet 1996, la prochaine aura lieu du 28 juin au 3 juillet 1998 (Genève, Suisse).

Les inhibiteurs de l'enzyme protéase (indinavir, saquinavir et ritonavir) associés à des inhibiteurs de l'enzyme reverse transcriptase du VIH dans le cadre des trithérapies ont soulevé de grands espoirs depuis le début de l'année 1996. Cependant, les résultats de ces trithérapies ne sont connus qu'avec un recul d'à peine une année ; il ne faudrait pas perdre encore de temps et envisager déjà, à grande échelle, des études de polythérapies associant plus de trois médicaments, et ne se limitant pas qu'à certaines classes de médicaments.

Il s'agit d'une des raisons pour recenser le maximum d'études faites avec des thérapeutiques dites alternatives ou complémentaires. Une autre raison en est qu'il n'est pas exclu que, parmi ces thérapeutiques, on puisse en identifier certaines qui aient des activités aussi puissantes que les thérapeutiques conventionnelles et/ou que certaines puissent avoir des propriétés permettant leur utilisation, avec avantage, à un stade précoce de l'infection. Quelques pistes sérieuses sont en cours d'étude (citons par exemple le buis/SPV30 ou le DNCB), mais, dans ce domaine, de nombreuses études n'ont toujours pas été réalisées pour d'autres voies thérapeutiques. Cet aspect ne doit pas être négligé d'autant plus qu'il peut s'agir de voies peu onéreuses qui sont d'autant plus importantes à considérer d'un point de vue économique que les trithérapies conventionnelles ne seront pas accessibles à la majorité des personnes séropositives (Afrique, Asie, Amérique du Sud).

On peut d'ailleurs s'interroger sur le retard pris pour explorer de façon plus rigoureuse ces thérapeutiques : rareté des études et des publications scientifiques (qui s'explique parfois par des intérêts mercantiles ou par le charlatanisme), absence de soutien pour le financement des travaux de recherche, intérêt financier insuffisant pour intéresser les firmes pharmaceutiques (cas de produits très peu onéreux ou de substances naturelles, ne pouvant donc pas faire l'objet d'un dépôt de brevet).

Ceci dit, il importe de préciser la terminologie alternatifs / complémentaires. La notion d'alternatif a été proposée depuis plusieurs dizaines d'années pour définir des traitements des cancers autres que les traitements conventionnels usuels (chimiothérapies, radiothérapies) en raison de la fréquence de l'extrême toxicité de ces traitements. Des traitements alternatifs ont été envisagés très vite après l'apparition de l'épidémie du SIDA sur la planète, par des activistes en réaction aux peu d'effets des traitements (à l'époque réduits à l'AZT) et à leurs effets secondaires. Puis, certains ont proposé la terminologie de complémentaires. Cette dernière terminologie nous paraît plus correcte car elle n'exclut pas l'association possible à des thérapeutiques conventionnelles qui se révèlent intéressantes (ce qui est déjà le cas depuis quelques années, avec les prophylaxies de la pneumocystose et de la toxoplasmose, notamment avec le Bactrim®).

Mais, il est vrai que, dans les deux cas, le contenu de ces deux notions n'a pas été clairement défini. En fait, sous la terminologie de alternatifs/complémentaires, on peut regrouper toutes voies thérapeutiques potentielles (sur la base soit de données physiopathologiques [ce qui comprend notamment l'étude des cofacteurs potentiels du SIDA], soit d'études in vitro ou in vivo) non ou peu explorées par la médecine conventionnelle, et présentant une toxicité nulle ou restreinte. À ceci, il convient d'ajouter les éléments qui permettent d'améliorer la qualité de vie des personnes.

Concernant notre travail*, nous avons donc recensé 170 abstracts (Volume 1 = 84, Volume 2 = 78, Supplément = 8) portant sur ce sujet parmi plus de 5 000 présentés au cours de ce congrès (malgré plusieurs lectures des deux volumes des abstracts et de leur supplément, il n'est cependant pas impossible que quelques abstracts nous aient échappé). Nous avons utilisé aussi les documents remis lors du congrès par certains des auteurs qui souhaitaient actualiser les résultats de leur abstract. Nous les avons résumés, puis traduits. Nous les avons ensuite classés au sein de 12 rubriques afin de faciliter leur lecture.

De nombreux résultats ne sont que préliminaires ; certains d'entre eux sont cependant suffisants pour que des études complémentaires soient réalisées. Il serait donc nécessaire, pour les voies les plus intéressantes, de suivre de près, et régulièrement, l'avancée des travaux ultérieurs. C'est une des raison pour lesquelles nous avons mentionné les coordonnées des équipes de recherche. L'autre raison est qu'il serait nécessaire d'en contacter certaines pour avoir plus de précisions sur leur travaux (c'est souvent le cas, notamment en ce qui concerne la composition de certains produits, comme par exemple les herbes chinoises).

Octobre 1996

* La Direction Générale de la Santé nous a demandé d'établir ce rapport suite à la subvention de 15 000FF qu'elle a attribuée à l'association POSITIFS afin de pouvoir participer à cette conférence (réalisation de quatre abstracts) et que deux de ses membres puissent se rendre à cette conférence (coût total : près de 40 000Frs).

Note : Nous n'avons utilisé d'abréviations que pour un nombre limité de termes généraux comme versus (vs), nombre (n), moyenne (m), Non Significatif (NS) et quelques autres explicitées au sein de certains abstracts.

Pour chaque abstract, le nom du 1er auteur a été mentionné et parfois celui du présentateur dans le cas où il est différent de celui du 1er auteur (dans ce cas l'adresse indiquée correspond à celle du présentateur).


Gilbert MAURISSON, Secrétaire général de POSITIFS et médecin au Centre Médical EUROPE
Adrien CAPRANI, Président de POSITIFS et Directeur de Recherche au CNRS
Alain RICHERT, Membre de POSITIFS
Jacques AVICENNE, Conseiller médical de POSITIFS et Rédacteur en Chef de Sida Tout Va Bien, le journal de l'association POSITIFS


Considérations générales


I, 1 : Tu.D.2946

D Stockes et coll.* indiquent que le SPV 30, un anti-rétroviral naturel, non toxique et efficace même pour des personnes à un stade avancé de leur maladie, est l'exemple même montrant que la communauté des personnes séropositives ne doit pas attendre que le gouvernement des USA fasse des essais thérapeutiques sur les thérapeutiques naturelles et alternatives. Des études informelles peu onéreuses utilisant des mesures de charge virale peuvent être réalisées beaucoup plus rapidement par et pour la communauté des personnes séropositives. La recherche en matière de thérapeutiques alternatives doit être assurée par la communauté des personnes séropositives pour gagner du temps et s'opposer à l'inertie des organismes gouvernementaux de recherche et des compagnies pharmaceutiques dans ce domaine.
* Coordonnées non communiquées


I, 2 : Th.D.5119

D Lubeck et coll.* ont étudié la fréquence d'utilisation de thérapeutiques non-conventionnelles (TNC) chez des personnes recevant des soins dans des structures traditionnelles. L'étude a été effectuée sur cinq années dans la cohorte ATHOS (AIDS Time-Oriented Health Outcome Study) à l'Université de Stanford. Pour chaque patient, le suivi (tous les trois mois) a été en moyenne de 20,6 mois (minimum 3 mois, maximum 60 mois). Sur 1 467 personnes séropositives, 530 (36,1%) ont utilisé des TNC : phytothérapie (43,8%) pendant en moyenne 8,3 mois (SE=0,54), acupuncture (40,8%) pendant en moyenne 10 mois (SE=0,66), médicaments non autorisés comme NAC, DNCB, etc. (19,1%) pendant en moyenne 7,7 mois (SE=0,67), autres traitements comme vitamines (38,7%) pendant en moyenne 6,1 mois (SE=0,43) et association de plusieurs traitements dans 41,7% des cas. Les utilisateurs de TNC sont des hommes (97,9%), blancs (77,3%), homosexuels/bisexuels (51,9%) ayant en moyenne 40,2 ans (SE=0,17).
* Stanford University, Californie, USA.


I, 3 : Th.B.4095

M Ostrow, RS Hogg et coll.* ont montré que, parmi 10 19 patients suivis pendant au moins un an, 350 (34%) utilisent des thérapies complémentaires (TC) : suppléments diététiques (185/53%), autres thérapies médicamenteuses (150/43%), thérapies manuelles (52/15%) et thérapies personnelles (105/30%). Ceux qui ont utilisé des TC sont plus souvent au stade SIDA (40 vs 32%, p=0,049), ont plus souvent des douleurs importantes (33 vs 26%, p<0,010), ont un plus haut niveau d'éducation (87 vs 77%, p<0,001) ne prennent pas actuellement de thérapie anti-rétrovirale (25 vs 18%, p<0,010) et leurs lymphocytes CD4 sont plus bas (p=0,014). L'utilisation de TC est corrélée de façon indépendante avec le fait d'avoir des douleurs importantes (p=0,012), d'avoir un haut niveau d'éducation (p<0,001) et de ne pas utiliser de thérapies anti-rétrovirale (p=0,030). L'utilisation de TC médicamenteuses est corrélée de façon indépendante avec un haut niveau d'éducation (p<0,001), des douleurs importantes (p=0,005) et de ne pas utiliser de thérapies anti-rétrovirales (p=0,014). L'utilisation des TC manuelles ou personnelles est corrélée de façon indépendante avec un haut niveau d'éducation (p<0,001) et des douleurs importantes (p<0,001). Donc, de nombreux patients utilisent des TC et cette pratique est plus fréquente avec la progression de la maladie, le niveau des douleurs et le niveau d'éducation.
* 608-1081 Burrard Street, Vancouver, BC, V6Z IY6, Canada. Tel : 604-631-5516, Fax : 604-631-5464


I, 4 : Th.B.4102

L Hollander et coll.* ont évalué chez 430 personnes l'utilisation de thérapeutiques complémentaires (TC) en Italie : une utilisation des TC, passée, présente ou future, est mentionnée dans 48,1% des cas et chez la plupart, elle est envisagée comme une réelle complémentarité aux traitements conventionnels. Les thérapies les plus utilisées sont : homéopathie (20%), phytothérapie (18%) et vitaminothérapies (17%). Une majorité des utilisateurs constatent une efficacité sur des composantes psychiques : sensation de bien-être (48,5%), réduction du stress (36,6%), sur des symptômes liés au VIH : perte de poids (34,3%), diarrhée (14,2%), fièvre (11,9%), sur les lymphocytes CD4 (22,4%) et sur les enzymes hépatiques (22,4%). 82% de ces personnes sont suivies par une personne spécialisée dans ces traitements. Au moins 36% de ces personnes n'indiquent pas cette utilisation des TC à leur médecin principal pour le VIH et ce, pour plusieurs raisons : pense que cela n'intéresse pas ce médecin (13%), crainte que ce médecin les oblige à arrêter ce traitement (11%) ou parce que ce médecin leur a formulé des recommandations contre les TC. En raison de l'importance de l'utilisation des TC, d'autres études sont nécessaires et devraient être une priorité des autorités sanitaires.
* c/o Centro Studi L.I.L.A. Nazionale Ripa di Porta Ticinese, 47 20143 Milano, Italie 00-39-2-5810165


I, 5 : Th.D.5124

A De Francesco et coll.* ont montré, parmi 200 patients, que 52 % utilisent des traitements alternatifs (TA). 62% espère ainsi amplifier l'action des traitements conventionnels et seulement 20% en ont informé leur médecin. 28% considèrent être bien informés sur les TA, 60% ne le pensent pas. 44% souhaitent que les TA et les TC soient utilisées en association. Il apparaît donc de plus en plus nécessaire qu'une information soit délivrée sur les TA auprès des patients mais aussi des médecins et du personnel soignant.
* c/o ANLAIDS Sen, Lazio Via G. Severano u°26 00161 Roma, Italie. Tel : 44234782, Fax : 44234783


I, 6 : Mo.B.183

RL Collins et coll.* ont montré que parmi 140 patients, 106 (76%) ont utilisé au moins une thérapie alternative (TA) dans les six mois écoulés. 44% (n=61) ne l'ont pas mentionné à leur médecin. 14% utilisent ces TA à la place de leurs traitements traditionnels, 8% (n=11) utilisent des thérapies manuelles ou spirituelles, 12% (n=16) des substances per os.
* RAND, 1700 Main Street, Santa Monica, CA, 90402, USA. Tel : (310) 393-0411, Fax : (310) 451-6917, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


I, 7 : Th.D.5183

B Malafronte et coll.* ont montré que, parmi 106 patients suivis dans 3 hôpitaux, 49% avaient recours à des traitements non-conventionnels (TNC) avec une proportion de femmes significativement plus élevée (24/37 vs 28/69, p=0,017), que l'utilisation de TNC était fortement corrélée au degré d'anxiété (p=0,0001), que les patients en informent leur médecin dans des proportions variables (80%, 70%, 22%) et que le degré d'approbation rencontré de la part des médecins est variable aussi suivant l'hôpital (65%, 30%, 5%). L'étendue de ce phénomène pose la question de l'acceptabilité de ce type de traitements par les praticiens hospitaliers.
* Maladies Infectieuses et Tropicales-Hôpital l'ARCHET B.P. 79 06202 Nice cedex 3, France. Tel : (33) 04 92 03 5452, Fax : (33) 04 93 96 5454


I, 8 : Th.B.4099

M Sandmann et coll.* ont montré que, parmi 90 patients (dont 75 hommes), 31 (35,3%) utilisent des traitements complémentaires : hypericine (38,7%), vitamines (45,2%), yoga (22,6%), homéopathie (19,4%), aromathérapie (12,9%), guérisseur (12,9%), diète (9,76%). 64,5% espèrent ainsi améliorer leurs défenses immunitaires, 41,9% leur qualité de vie et 35,5% pour soutenir leurs traitements conventionnels. 38,7% souhaitent augmenter ainsi leur survie et 9,7% pensent être guéris. Aucun n'a arrêté son traitement conventionnel. Les patients s'informent sur ces traitements par leurs lectures (48,4%), auprès de médecins (19,4%), de proches (19,4%), par la presse et la TV (19,4%). Certains ont informé leur médecin (23,74%). 83,9% souhaiteraient que l'on s'occupe de ces traitements complémentaires à l'hôpital.
* Ruhr-University Bochum, Gudrunstr. 56, 44791 Bochum, FR Germany. Tel : +49 234 5090, Fax : +49 234 5092334


I, 9 : Th.D.5120

J Berrier et coll.* ont étudié la fréquence d'utilisation des thérapies complémentaires/alternatives (TCA) chez 1 285 femmes (dont 1 049 séropositives) dans les deux à six mois précédant la réponse à un questionnaire. La fréquence d'utilisation des TCA est similaire chez les femmes séropositives et chez les femmes séronégatives. 52% ont utilisé des TCA (uTCA), 26% de manière transitoire et 22% n'en ont pas utilisées. Les uTCA sont plus âgées (36,5 vs 35,7 ; p=0,02), ont des revenus plus élevés ($18371 vs $14005 ; p<0,001), sont nées aux USA (88% vs 81% ; X2=6,89, p=0,03), ont fait des études supérieures (74% vs 53% ; X2=47,05, p<0,0001). 66% sont blanches, 51% noires et 41% hispaniques (X2=42,51, p<0,0001). Les deux TCA les plus fréquemment utilisées sont l'exercice physique (52% de toutes les femmes et 59% des uTCA) et les pratiques spirituelles comme yoga, méditations et prières (37% de toutes les femmes et 73% des uTCA). L'utilisation d'herbes chinoises ou d'autres phytothérapies est la troisième TCA la plus utilisée (19% de toutes les femmes et 38% des uTCA). 70% des uTCA indiquent n'avoir pas évoqué ces TCA à leur médecin.
* Mt Sinai Medical Center, Box 1042, I Gustave Levy Pl, New York, NY, 10021, USA. Tel : 212-241-8298, Fax : 212-860-4607/212-423-5710


I, 10 : Mo.B.301

GP Meneilly et coll.* ont montré que, dans un groupe de suivi de femmes séropositives, 42% (26/62) utilisent des thérapies alternatives (TA) parmi 55 TA différentes (en moyenne 8,5/patientes, intervalle : 2-20) : phytothérapie (38%), vitamines et oligo-éléments (29%), massages et techniques de relaxation (9%), remèdes populaires (2%), acupuncture (2%) et autres comme acidophilus, DNCB, N-acétylcystéine (20%). 17 TA ont été arrêtées (moyenne : 1,9/patiente, 1-7) pour différentes raisons : pas d'effet (31%), trop chère (19%), effets secondaires (12,5%), préjudiciable (25%). L'information sur ces TA se fait par l'intermédiaire d'amis (50%) et peu par le corps médical (19%). 50% trouvent que cette information est inadéquate. 75% dépensent pour ces TA $100/mois (revenu annuel moyen : $10.000 à 20.000). En comparaison avec des études similaires faites chez des homosexuels masculins, les femmes utilisent une large variété d'herbes chinoises et moins l'acupuncture.
* Oak Tree Clinic, B4 West, 4500 Oak St., Vancouver, BC, V5H 3NI, Canada. Tel : 604-875-2212, Fax : 604-875-3063, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


I, 11 : Mo.B.182

CE Sabo, VL Carwein et coll.* ont montré que chez 127 patients, utilisant des thérapies alternatives (TA) réparties en 6 groupes en fonction des TA utilisées (nutrition, médicamenteuse, spirituelle, relaxation, thérapie manuelle, prières) que seulement 16% d'entre eux utilisaient déjà ces TA avant le diagnostic de l'infection à VIH. De plus, il y a de fortes corrélations entre les groupes de thérapies suggérant que ces patients utilisent plusieurs TA.
* University of Nevada, Las Vegas, College of Health Sciences 4505 Maryland Parkway, Box 45301, Las Vegas, NV 89154-3019, USA. Tel : 702-895-3004, Fax : 702-895-1356, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


I, 12 : Mo.B.181

LJ Standish et coll.* ont débuté à la demande du NIH, depuis octobre 1995, une vaste étude dans 60 centres médicaux répartis sur tous les USA chez 1500 personnes (actuellement 105 ont été recrutées dont 87% d'hommes) utilisant des médecines alternatives (MA). Le but est de répertorier les différents types de MA (plus de 170) et leurs caractéristiques, d'estimer le taux d'auto-prescription, d'évaluer les MA dans 5 domaines : nutrition, médecine traditionnelle & ethnomédecine, thérapies énergétiques, thérapies pharmacologiques & biologiques et médecine bio-électromagnétique. Pour chaque MA, seront estimés pendant deux ans le % d'infections opportunistes et de tumeurs malignes, le taux de progression dans la maladie, le taux de survie, les modifications des lymphocytes CD4, du poids et de la qualité de vie. Il est prévu de comparer les patients suivant qu'ils associent ou non des traitements conventionnels (anti-rétroviraux et prophylaxies par antibiotique) et comparativement aussi à des patients ne prenant que des thérapeutiques conventionnelles.
* Bastyr University AIDS Research Center, 154 54yh St, Seattle, WA, 98105, USA. Tel : 206-517-3578, Fax : 206-517-3599, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


I, 13 : Pub.D.1488

B Short* constate que peu d'études ont été réalisées sur la prévalence de l'utilisation des thérapies alternatives. L'auteur se propose de réaliser une telle étude, d'établir les caractéristiques des différentes thérapies utilisées et de faire la part des thérapies relevant de pratiques frauduleuses.
* 1300 South 2nd St., Suite 300, Minneapolis, MN 55454, USA. Tel : 612-626-7937, Fax : 612-624-0315


I, 14 : Mo.B.184

R Bhatia et coll.* ont établi un rapport afin de développer une approche appropriée des traitements complémentaires et de leur intégration dans la stratégie du traitement de l'infection à VIH et du SIDA ("The Complementary Imperative : Evolving and integrating comprehensive care, treatment and support for persons with HIV/AIDS"). Ce rapport décrit les thérapies complémentaires utilisées en Amérique du Nord où plus de 70% des personnes séropositives utilisent ces traitements.
* Health Canada, HPSB, AIDS Care, Treatment Division, Room 210, Tower A, 2nd Floor, II Holland Avenue, Postal Locator 3002A, Ottawa, Ontario, Canada KIA IB4. Tel : 613-954-8636, Fax : 613-941-3526


I, 15 : We.D.3794

D Baker et coll.* constatent que les avancées dans le traitement de l'infection à VIH et du SIDA ont permis d'accroître très nettement les possibilités de vivre en bonne santé et plus longtemps. Cependant, en raison du nombre impressionnant d'informations et de publications, il n'est pas aisée pour une personne séropositive d'avoir accès facilement à toutes ces informations et de façon compréhensible, afin d'adapter personnellement son traitement. C'est la raison pour laquelle une tentative de synthèse des traitements a été effectuée. Les traitements sont répartis en plusieurs sections : Antiviraux, Modulateurs des cytokines, Hormones, Traitements gastro-intestinaux, Anti-oxydants, Traitements des symptômes et des infections opportunistes, Stimulants des facteurs ayant une action suppressive sur les cellules CD-8, Traitements agissant sur les cellules infectées du système lymphoïde. Pour chaque traitement, sont abordées les rubriques suivantes : Description, Mode d'action, Résultats des travaux de recherche, Rapports partiels, Effets secondaires, Dosages, Disponibilité.
* Staying Healthy with HIV, 273-A States St. San Francisco, CA 94114, USA. Tel : (415)255-0690, Fax : (415)255-2387, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


I, 16 : Pub.D.1347

J Martins de Mattos et coll.* insistent sur la nécessité d'envisager une approche pluridisciplinaire en matière d'infection à VIH en raison des multiples répercussions occasionnées au niveau social, culturel, politique, émotionnel, psychique et organique. C'est ainsi que souhaite intervenir GESTAR, un groupe de support (organisation non-gouvernementale) afin d'améliorer le vécu des personnes séropositives. Il s'agit d'un prolongement du travail clinique et psychothérapeutique effectué par les hôpitaux Gaffré et Guinle. GESTAR propose notamment une assistance médicale, psychologique, nutritionnelle, juridique et sur les thérapeutiques complémentaires. Il fournit la possibilité aux personnes de s'informer, de participer activement à la gestion de leur santé et de se construire de nouveaux repères existentiels. Cela est réalisé aussi en direction des personnes les plus démunies, ce que les gouvernements ne sont pas parvenus à faire.
* Rua Marquesa de Santos, 42/306 Rio de Janeiro-RJ-Brésil. Tel : (5521) 2254397


I, 17 : We.D.3834

Les membres de Teriananda (Holistic Treatment Committee, ACT UP/NY)* indiquent, que, même avec des moyens financiers limités, il est possible de transmettre des informations aux personnes séropositives sur des approches thérapeutiques ayant une faible toxicité, qui soient peu onéreuses et qui permettent d'améliorer la santé des personnes. C'est dans cet optique qu'ont été établis une liste de traitements alternatifs mise à jour régulièrement par des activistes, un partenariat avec une clinique spécialisée en acupuncture qui délivre des informations sur l'alimentation (the Whole Food Project) et un partenariat avec un club d'achat de thérapies alternatives ("buyer's club" : DAAIR) qui propose à ses membres des documents scientifiques et des consultations afin d'apprendre à gérer leur santé.
* 337 East 6th St.#5, N.Y., N.Y.10003, USA. Tel : (212)982-0885


I, 18 : Mo.B.302

KP Luby et coll.* rapportent l'expérience de trois médecins et d'un naturopathe qui ont décidé de travailler ensemble depuis deux ans en raison de la demande accrue de leurs patients qui souhaitaient bénéficier de façon complémentaire des thérapies alternatives et de l'allopathie. Il a donc été nécessaire pour ces médecins de faire preuve d'une ouverture d'esprit et de travailler en coopération. Cette approche multidisciplinaire s'est particulièrement développée depuis deux ans et s'est traduite par une diminution des effets secondaires induits par les médicaments et par une diminution des pathologies digestives, et par plus de dynamisme physique et mental, et donc par une amélioration de la qualité de vie.
* 235 Danforth Ave. Suite 301, Toronto ON M4K IN2, Canada. Tel : 416-461-2200


I, 19 : Th.D.5121

M Maria Domo* témoigne : trois mois après le décès de son fils, qui avait été traité par les médecines officielles, elle a décidé de s'orienter vers des médecines homéopathiques et naturelles sur le conseil d'une amie. Elle l'a fait malgré l'opposition de son médecin (qui voulait lui prescrire de l'AZT) et qui lui a prédit, dans ce cas, son décès dans les quinze jours. Ses lymphocytes CD4 sont passés de 198 à 219/mm3 en deux semaines pendant lesquelles elle a pris différents traitements : Goldenseal, Damiana, goémon, Echinacéan, melon amer, fenugrec et Chaparral (depuis retiré par la FDA). C'était il y a trois ans.
* 4407 Botany Lane, Houston, Texas 77047-1813, USA. Tel : 713-733-9714, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


I, 20 : Tu.D.2831

J Kemmegne et coll.* indiquent que la séroprévalence au Cameroun est passée de 0,5 à 5,5% entre 1987 et 1994. Ils font état de facteurs s'opposant aux programmes de prévention : sectes religieuses et personnes pratiquant les médecines traditionnelles qui prétendent avoir obtenu des guérisons du Sida notamment en pratiquant d'intenses prières et ce, à des prix exorbitants.
* Forum Camerounais de Psychologie, B.P. 8030 Yaoundé, Cameroun. Tel/fax : (237) 31.87.54


I, 21 : Mo.B.1172

MA Paterson, CE Sabo et coll.* ont montré que les personnes recevant une aide financière pour leurs soins médicaux (majorité de femmes et pourcentage élevé d'usagers de drogues) dépensaient moins d'argent par semaine pour l'achat de thérapeutiques alternatives (TA) que ceux ne recevant pas d'aide financière ($3,34 vs $22,24, p< 0,5). Si les TA peuvent être utiles pour les personnes séropositives, les conditions socio-économiques défavorables sont donc des facteurs empêchant l'accès à ces TA.
* University of Nevada, Las Vegas, College of Health Sciences 4505 Maryland Parkway, Box 453019, Las Vegas, NV 89154-3019, USA. Tel : 702-895-3004, Fax : 702-895-1356, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.



Plantes


II, 1 : Mo.B.303

RY Chang et coll.* ont recensé, parmi les publications depuis 1982, 70 composés et 76 extraits bruts provenant de 123 espèces de plantes ayant une activité inhibitrice in vitro sur le VIH (inhibition compétitive ou non de la reverse transcriptase, inhibition de protéase, action lors de la pénétration du virus dans la cellule cible) : 29 terpènes, 29 flavonoïdes, 15 polysacharides, 8 coumariniques, 6 tannins, 4 lectines, 2 peptides 7 autres alcaloïdes. 63 proviennent de la médecine traditionnelle chinoise. Seuls ganoderma, momordica, viscum album, curcumin, acermannan, glycyrhizine lentinan, hypericine, GLQ233 et PCK-4 ont fait l'objet d'études in vivo chez l'être humain et la plupart du temps dans le cadre d'études non contrôlées.
* 1275 York Avenue, New York 10021, USA. Tel : 212-639-8137, Fax : 212-7117-3367, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


II, 2 : Th.B.4104

S Luo et coll.* ont étudié depuis 1987 les activité anti-VIH des herbes chinoises (HC). Sur les 700 espèces les plus utilisées, 90 (13%) ont une activité anti-VIH (liste dans le tableau I). Il semble que ces activités soient relativement faibles et que, par contre, leur toxicité soit nette. Des techniques de purification sont nécessaire pour diminuer leur toxicité et accroître leur activité. Dans le tableau II sont mentionnés des associations d'HC (établies à partir des 90 HC du tableau I) qui, elles, peuvent être utilisées chez les personnes séropositives.
* Kunming Institute of Botany, Academia Sinica, Kunming 650204, Chine. Tel : 86-871-5150660, Fax : 86-871-5150227


II, 3 : Th.B.4096

L Gebresselassie* a trouvé que, parmi toutes les plantes médicinales ayant in vitro une activité inhibitrice sur la réplication du VIH répertoriées dans la littérature, six espèces différentes correspondent à des plantes ou à des espèces apparentées existant en Éthiopie et qui ont déjà été utilisées dans ce pays pour traiter différentes infections dues à d'autres virus. Il est regrettable qu'en raison de l'absence totale de recherche dans ce domaine, ces voies potentielles de traitement soient négligées.
* P.O. Box 40420 Addis Abeba, Éthiopie, Afrique


II, 4 : LB.A.6014 (Suppl.)

HC Zhuo et coll.* ont montré que HCX, un complexe d'herbes chinoises (Lonicera japonica, Taraxacum monoglicum, Phellodendron Chinese, Coix lacryma-jobi, Astragalus membranaceus, Boswellia carterii etc.), avait une importante activité anti-VIH in vitro (mesure de l'antigène P24 après 5 jours de culture sur cellules CEM). À la concentration de 50%, il n'y a plus de CPE virale (destruction complète du virus). Des résultats identiques ont été obtenus avec des extraits d'herbes provenant de quatre sources différentes.
* 504-6th Avenue, New Westminster, BC, Canada V3L IV3. Tel : (604) (526-8123, Fax : (604) 936-8806


II, 5 : Mo.A.1062

K Yamasaki et coll.* ont montré in vitro que, parmi la famille des plantes Labiatae, plusieurs, principalement les aromatiques, inhibaient la réplication du VIH : Prunella vulgaris, Ocimum basilicum L cv cinnamon, Melissa officinalis L. et Perilla frutescens Britt.var.acta Kudo. La reverse transcriptase est faiblement inhibée mais tous suppriment la formation de cellule géante suggérant une action au niveau de l'absorption du virus ou de la fusion avec la membrane cellulaire.
* K Yamasaki, 1-3-69, Nakamiti, Higashinari-Ku, Osaka, Japan. Tel : 81-(0)6-972-1321, Fax : 81-(0)6-972-2393


II.6 : Mo.A.1064

M Haruyo et coll.* ont montré que Sho-saiko-to (Tsumura & Co) et Fuscoporia obliqua, des traitements de la médecine traditionnelle, inhibent la réplication du VIH en agissant sur la reverse transcriptase (respectivement à la concentration de 50 micro g/ml et de 40 micro g/ml).
* 1-3-69, Nakamiti Higashinari-ku, Osaka 537, Japan. Tel : 81-6-972-1321, Fax : 81-6-972-2393


II, 7 : Mo.A.1074

JE Mullen et coll.* ont montré que l'extrait aqueux brut de la plante Phylanthus amarus (PA), dont l'inhibition de la reverse transcriptase est déjà connue, ne présente pas de toxicité cellulaire, repousse la formation de syncytia de 24 à 96 heures et que la quantité d'antigène P24 dans le surnageant des cultures est 100 fois moindre en présence de 250 micro g/ml de PA. Des fractions purifiées diminuent le niveau de réplication. La plus active étant relativement non polaire, de haut poids moléculaire et présente quelques propriétés phénoliques (PA est utilisée en médecine traditionnelle avec une très bonne tolérance, notamment pour traiter les ictères ; elle inhibe l'ADN polymérase de l'hépatite B et les porteurs chroniques traités par PA voient leur antigène HBs disparaître).
* London SEI 7EH, United Kingdom. Tel : 44-171-928-9292x3127, Fax : 44-171-922-8387


II, 8 : Mo.A.1104

M Ghoneum et coll.* ont montré que le MGN-3 (Daiwa Pharmaceutical Co.Ltd), un arabinoxylane du son du riz, traité enzymatiquement par un extrait de basidomycetes mycelia, inhibe in vitro la formation de syncytia (aux concentrations de 12,5 ; 25 ; 50 et 100 micro g/ml : respectivement 38,5 ; 50 ; 62 ; et 75%) et 25 à 30% de la prolifération des PBL (Peripheral Blood Lymphocytes).
* 1621 E. 120th Street, LA, CA, 90059, USA. Tel : (213) 563-5953, Fax : (310) 474-6724


II, 9 : Mo.A.1050

H Salomón et coll.* ont montré que les extraits aqueux lyophilisés de deux plantes (partie aérienne) d'Amérique du Sud, Achyrocline flaccida Wein DC et Gamochaeta simplicicaulis, ont in vitro une puissante action anti-VIH1 (rapport des doses inhibant 50% de la croissance cellulaire sur celles inhibant 50% de la production virale : respectivement 133 et 120). Des études complémentaires sont en cours pour déterminer les mécanismes d'action de ces plantes qui agiraient à un stade précoce de l'infection virale.
* Paraguay 2155 - Piso II - (1121) Buenos Aires - Argentine. Tel : 54 I 961 8124, Fax : 54 I 962 5404


II, 10 : We.A.3009

CF Guan et coll.* ont montré qu'une association de plantes chinoises (ZY-I), n'ayant pas d'effets secondaires, expérimentée chez le singe infecté par le SIVmac, en comparaison avec l'AZT et le groupe contrôle, inhibe le SIV et le VIH en renforçant l'immunité de l'organisme : réduction du titre viral plasmatique et monocytaire du sang périphérique de 1-2 log, inhibition de l'activation de la reverse transcriptase du VIH in vitro, augmentation des CD4, du rapport CD4/CD3, induction de la promotion de la prolifération des lymphocytes, de l'interféron r et activation de la prolifération des cellules des follicules lymphoïdes, du centre germinal, de la zone paracorticale et médullaire des ganglions lymphoïdes.
* 18 Beixincang Beijing, China 100700. Tel : 00861-4014411-2556, Fax : 00861-4013896


II, 11 : Mo.A.1099

S Lee-Huang et coll.* ont montré que MAP30 et GAP31, des extraits de plantes obtenus par clivage protéique (trypsine, pepsine et protéase V8), conservent les propriétés des plantes dont ils sont issus : inhibition de l'infection à VIH et de la réplication du VIH, aussi bien en aigu que sur des cellules infectées chroniquement, en agissant sur la formation de syncytium, l'expression de l'antigène P24 ; sur la reverse transcriptase en inhibant l'intégrase, en inactivant le LTR du VIH et les ribosomes. L'EC50s est de 0,3-0,4 nano Moles. Aux doses utilisées, la toxicité est faible.
* Biochemistry Department, NYU Medical School, 550 1st Ave. New York, New York 10016, USA.


II, 12 : Tu.A.264

WE Robinson et coll.* ont montré que des extraits de plantes médicinales boliviennes contiennent des composés qui ont une action in vitro contre l'enzyme intégrase du VIH ainsi que sur celle du FIV, un autre rétrovirus, à des concentrations inférieures à 1 mg/ml. Ces composés sont des acides dicafféoylquiniques. La toxicité cellulaire des produits naturels est de 75 mg/ml à 225 mg/ml, l'activité anti-VIH de 7 mg/ml à 1 mg/ml. Parmi 30 analogues synthétisés, quatre ont une activité anti-VIH entre 2-3 mg/ml avec une toxicité cellulaire de 50-175 mg/ml. Il s'agit donc d'une nouvelle classe, non toxique, d'agents anti-rétroviraux agissant sur une enzyme du VIH autre que la reverse transcriptase et les protéases.
* Dept. of Pathology, D440 Med Sci I University of California, Irvine, CA, 92717-4800, USA. Tel : (714)-824-3431, Fax : (714)-824-2505, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


II, 13 : Mo.A.1020

D Hazuda et coll.* ont identifié au cours d'un screening une nouvelle classe d'inhibiteur de l'intégrase. Il s'agit de l'Equisetin isolé de Fusarium equiseti (famille des champignons Fusarium heterosporum). D'autres composés apparentés à l'Equisetin ont été isolés à partir du champignon Phoma sp.
* Merck Research Laboratories, Bldg. 16-101, Sumneytown Pike, West Point, PA 19486 USA. Tel : 215-652-7918, Fax : 215-652-0994, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


II, 14 : Mo.A.1063

S Kageyama et coll.* ont montré que des extraits de fermentations d'un micro-organisme provenant du sol, Streptomyces sp.A-3376, a, in vitro, une action anti-VIH. La molécule active est la boromycine, un antibiotique de la famille polyéther-macrolide qui présente une importante activité inhibitrice, in vitro, sur la réplication du VIH 1 et 2 qui serait effective en agissant sur le relargage de particules infectieuses à partir des cellules infectées, donc à un stade tardif du cycle du virus (maturation).
* I-3-69, Nakamiti, Higashinari-Ku, Osaka, Japon. Tel : 81-(0)6-972-1321, Fax : 81-(0)6-972-2393


II, 15 : Mo.A.1089

KR Gustafson et coll.* ont étudié la structure chimique d'un nouvel agent anti-VIH récemment sélectionné par le National Cancer Institute pour des études précliniques. Le cyanovirin-N (CV-N) a été isolé d'un extrait aqueux de cyanobacterium Nostoc ellipsosporum. CV-N est une petite protéine qui comporte 101 acides aminés. La présence de ponts dissulfites est nécessaire pour une activité anti-VIH optimale. Cependant, CV-N est très résistant à l'action de solvants organiques, de détergents, de concentrations salines élevées ou de la chaleur.
* NCI-FCRD, Bldg, 1052, Rm 121, Frederick, MD 21702-1201 USA. Tel : 301-846-5966, Fax : 301-846-6177


II, 16 : Mo.A.1090

M Toshiyuki et coll.* ont montré que des modifications de la séquence naturelle de cyanovirin-N ne semblent pas apporter une plus forte activité anti-VIH.
* NCI-FCRDC, Bldg 1052, Rm 121, Frederick, MD 21702-1201 USA. Tel : 301-846-5964, Fax : 301-846-6177


II, 17 : Mo.A.1091

JB McMahon et coll.* ont montré que le cyanovirin-N avait un maximum d'activité anti-VIH quand il était ajouté aux cellules avant l'introduction du VIH ou très rapidement après l'addition du VIH. Ils ont montré que son action se faisait au niveau de l'attache à la gp110 du VIH (pas d'action au niveau de la gp41).
* NCI-FCRDC, Bldg 1052, Rm 121, Frederick, MD 21702-1201, USA. Tel : 301-846-5330, Fax : 301-846-6177


II, 18 : Mo.A.1093

MR Boyd et coll.* rappellent qu'il est urgent de trouver des moyens pour lutter contre la transmission du VIH chez les femmes. Parmi plus de 80 000 extraits de plantes terrestres, marines d'animaux et de micro-organismes qui ont été screenés à la recherche d'une activité anti-VIH par le National Cancer Institute, le cyanovirin-N (CV-N) est la première substance nouvellement découverte ayant un intérêt. Il s'agit d'une protéine de 11 kDa isolée d'une culture de cyanobacterium (blue-green alga), Nostoc ellipsosporum. De faibles concentrations nanomolaires de CV-N s'opposent in vitro à la réplication et à l'effet cytopathogène du SIV, de l'HIV1 et de l'HIV2.
* NCI-FCRDC, Bldg. 1052, Rm 121 Frederick, MD 21702-1201, USA. Tel : 301-846-5391, Fax : 301-846-6919


II, 19 : Pub.B.1032

L Qixun et coll.* ont montré qu'un groupe de composés isolés du Kangfuxin ("Kun one") stimule le pouvoir de phagocytose des macrophages, augmente la chémoluminescence chez la souris normale et chez la souris atteinte de tumeur immuno-dépressive. Donc, l'action de ce produit serait en partie médiée par un effet sur les défenses cellulaires non spécifiques de l'organisme.
* Heilongtan, Kunming, Yunnan 650204, P.R. Chine. Tel ; (0871) 5150660, Fax : (087) 5150227


II, 20 : Mo.A.1061

S Kageyama et coll.* ont montré chez la souris qu'une herbe médicinale extraite de Geum japonicum Thunb (GJ) avec de l'eau chaude, connue pour son activité contre l'herpès virus simplex, a une forte activité anti-CMV à la dose de 750 mg/kg/jour per os (correspondant à 2mg/kg/jour de ganciclovir) ; ce qui pourrait laisser entrevoir une possibilité de prophylaxie in vivo de la rétinite à CMV. Une inhibition modeste de la reverse transcriptase du VIH a été trouvée (respectivement 22, 60, 93% à 2, 20,200 micro M).
* 2630 Sugitani, Toyama, 930-01 Japan. Tel : 0764-34-2281, Fax : 0764-34-5020, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


II, 21 : Th.B.4215

G Fareed et coll.* ont testé des doses élevées d'ail ("Allicin", 30mg) utilisées en Chine pour traiter des diarrhées réfractaires. L'Allicin a été diluée dans 90 cc d'eau distillée et utilisée deux fois par jour chez 20 patients présentant des diarrhées à Cryptosporidium parvum. Si la première dose de 30 mg prise oralement est bien tolérée, les suivantes sont prises par lavement rectal. 18 patients ont pu être évalués à la 3ème semaine : une diminution des selles et une stabilisation ou une légère augmentation du poids corporel sont notées chez 8 patients. À la 6ème semaine, des résultats similaires sont observés chez ces 16 patients évaluables. Chez 8 des patients qui ont continué de prendre les plus fortes doses d'Allicin pendant 8 semaines, les examens de selles sont restés négatifs chez 4 d'entre eux. La préparation fut bien tolérée ; seul un arrêt eut lieu en raison de la forte odeur et du goût marqué de l'ail. Des études complémentaires sont nécessaires pour établir la dose optimale.
* 621 N San Vincente Hollywood CA 90069 USA. Tel : 310-358-2423, Fax : 310-358-2431


II, 22 : Mo.B.300

J. Homsy et coll.* ont comparé en Ouganda l'effet des traitements des diarrhée chroniques (DC) et des zonas (Z) par des traitements traditionnels à base d'herbes (H, nDC = 288, nZ = 173) ou par des traitements conventionnels (C, nDC = 99, nZ = 95). Dans le groupe H, il y a eu moins de récidives de diarrhées dans les 15 jours (73% vs 29%, p<0,05) et une efficacité plus rapide (NS) et moins de douleurs post-zoostériennes (13% vs 42%, p<0,005).
* c/o THETA, Box 21175, Kampala, Ouganda. Tel /Fax : 256-41-530-619 ou 267-113 ou 268-498, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


II, 23 : Mo.B.305

M Ssemukasa et coll.* ont montré, chez 73 patients ougandais auxquels on avait remis gratuitement des traitements à base d'herbes parmi 25 espèces différentes, que cela leur avait apporté un soulagement et un réconfort. Ces 25 espèces ont été choisies en raison de leur plus grande efficacité pour traiter les infections opportunistes et leur facilité pour se les procurer. Dans le district de Rakai en Ouganda, la plupart des personnes infectées par le virus du SIDA ne peuvent en effet pas acheter les médicaments occidentaux ; et donc, ils se tournent vers des traitements locaux à base d'herbes. Il importe d'identifier et de développer à partir des ressources locales des voies potentielles de traitements alternatifs aux traitements occidentaux, et que ces traitements coûtent peu cher ou soient gratuits.
* Concern Worldwide, P.O. Box 1644, Masaka, Ouganda. Fax : 256-481-20514


II, 24 : Th.D.5116

STC Lee* ont développé, depuis août 1993, un programme associant l'acupuncture, les herbes chinoises et un soutien spirituel afin d'améliorer la qualité de vie des personnes séropositives.
* 707-1160 Burrard St., Vancouver, B.C. V6Z 2E8, Canada. Tel : 604-682-1268, Fax : 604-682-1268


II, 25 : Th.B.4098

A Caprani et coll.* ont montré chez 12 patients brésiliens (5 ARC et 7 SIDA) que la prise orale de 100 ml 3 fois par jour d'une solution de CHAM3 (1g/L d'extrait de trois plantes brésiliennes) pendant en moyenne 9,23 mois se traduit par une amélioration nette de leur état clinique et par une majoration des lymphocytes totaux en valeur absolue (1585 +/- 852 à 1811 +/- 885/mm3, p<0,31), en valeur relative (32,35 +/- 13,9% à 39,33 +/- 12,8%, p<0,071), des CD4 en valeur absolue (207 +/- 186 à 460 +/- 207/mm3, p<0,0025), des CD4 en valeur relative (12,68 +/- 7,65 à 22,47 +/- 6,74%, p<0,01) et des CD8 (853 +/- 373 à 960 +/- 731/mm3, p<0,72). Le détail pour chaque patient des modifications des CD4/mm3 avant/après traitement est le suivant : 19/554, 45/200, 49/422, 68/289, 93/322, 108/452, 144/243, 274/960, 288/425, 385/635, 396/435, 620/582. Le suivi des patients s'est effectué au Brésil (E Rita De Lima Teixeira, Policlinica Santa Paula, 2717 Av. Presidente Vargas-Ondina, Salvador Bahia, Fax : 19-55-71-245-1520).
* Association "Positifs", B.P. 230, 75865 Paris cedex 18, France. Tel/fax : (33) 01 44 27 68 55, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


II, 26 : Tu.B.2121

P Pitisuttihum et coll.* ont débuté un essai pour apprécier la tolérance de l'hypericine. À la dose de 0,05 mg/kg pendant 28 jours sur 4 patients (dont un n'a pris le traitement que 17 jours), 3 ont présenté une légère réaction de photosensibilisation. À la dose de 0,16 mg/kg, sur 4 patients, 2 ont développé d'importantes réactions de photosensibilisation nécessitant l'arrêt du traitement ; les 2 autres ont présenté une légère réaction (la posologie a été réduite à 0,05 mg/kg après 7-10 jours de traitement).
* Vaccine Trial Centre, Faculty of Tropical Medecine, Mahidol University 420/6 Rajthevi, Bangkok 10400, Thaïlande. Tel : 66-2-2461995, Fax : 66-2-6446796, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


II, 27 : Mo.B.1377

A Vonsover et coll.* ont montré chez 18 patients au stade SIDA ayant reçu pendant 48 à 72 mois un dérivé de l'hypericine (1x2ml/semaine en IV + 6x2 comprimés/jour de Jossa d'hypericum perforatum) que, parmi les 18, 33% avaient une mesure initiale de l'antigène P24, 1 devint positif au 24ème mois, 12 restèrent négatifs, 4 ont eu une diminution significative et 2 n'eurent pas de modification. La charge virale a été détectée chez 83% des patients : 5,33 et 5,00 log10 copies/ml respectivement chez ceux ayant et ceux n'ayant pas de positivité de l'antigène P24. Une diminution de la charge virale (de 5,0 à 4,23 log10 copies/ml) a été observée chez la plupart des patients. Chez quelques patients, une augmentation de la charge virale est survenue au cours des trois années de traitement mais sans association avec une évolution clinique défavorable. Ces résultats démontrent que ce traitement non toxique est efficace dans le cadre d'un traitement chronique. Des essais sur un plus grand nombre de patients et à des stades différents sont en cours.
* Central Virology Laboratory, Tel Hashomer 52621, Israël. Tel : 972-3-530-2458, Fax : 972-3-530-2457


II, 28 : Th.B.4101

PC Bora et coll.* ont montré chez 14 patients que l'utilisation d'Ayurvedic (2 tablettes trois fois par jour) pendant 3 mois se traduit par une amélioration des symptômes cliniques (particulièrement au stade ARC) : amélioration ou maintien de la qualité de vie (11/14), amélioration de l'appétit (14/14), tendance à la prise de poids (m=+3,70kg) chez 64% des patients, augmentation de l'index de Karnofsky (75,71 à 85,00), augmentation significative des lymphocytes CD4 (479,71 à 511,92/mm3) et CD8 (576,64 à 847,45/mm3) et diminution de la Bêta-2-microglobuline (4,26 à 3,04mg/l) chez 13 des 14 patients.
* 212 Shivam, R. Narkar Road, Ghatkopar,(E), Bombay 400075, Inde. Tel : 91-22-5163590, 91-22-5165893, Fax : 91-22-2828983


II, 29 : We.B.3195

YK Li et coll.* ont étudié un extrait de médecine traditionnelle "Spring of Life" (SOL) qui peut inhiber in vitro le VIH1 et le VIH2, et la croissance de certaines bactéries, augmenter l'immunité humorale et cellulaire, et de la SOD ainsi que la durée de vie de la drosophile (mouche du vinaigre), et qui ne présente aucune toxicité. La prise de SOL sur une durée de 22 mois chez 27 patients SIDA et ARC (15g/jour par période de 3 mois), vs 15 patients SIDA et ARC recevant un placebo et des traitements symptomatiques, s'est traduite par une amélioration clinique nette dans 92,6% des cas (25/27) : disparition de fièvres, de diarrhées, de rash cutanés et prise de poids de plus de 3 kg. L'hémoglobine, les globules blancs, les lymphocytes totaux, les CD4 et les CD8 ont augmenté. Dans le groupe placebo, la mortalité fut de 26,7% (n=4, p<0,001). Les auteurs mentionnent que SOL est meilleur marché que l'AZT, le DDC, le DDI et le D4T.
* No 1 Mu Fan Road of Qiu Chang Street (430016) of Han-kou, Hubei Province of China. Tel : 86-027-2834758, Fax : 86-027-28611984


II, 30 : LB.B.6036 (Suppl.)

C Young-Keol et coll.* ont montré que l'extrait aqueux de Achatina fulica Bowdich d'escargot (AFE) utilisé sous forme d'extrait Chunho (100 ml/par sachet) à raison de 2 sachets/jour chez 35 patients séropositifs pendant en moyenne 5,5 mois (minimum : 2, maximum : 19) se traduit par une diminution de l'antigène P24 (ag P24) de 109 +/- 110 à 67 +/- 74 pg/ml (p 25pg/ml. Après la fin du traitement, l'ag P24 des 14 patients a réaugmenté à 130 +/- 137pg/ml (p<0,05). Ils ont noté une augmentation significative des lymphocytes CD4 en % (p<0,01) et du rapport CD4/CD8 (p<0,01). Le nombre de répondeurs pour les CD4 en % était de 20/30 (67%). Parmi ces répondeurs, 10 ont présenté une augmentation de plus de 50%. Une augmentation du poids corporel de 1,82 kg a été noté (p<0,05), aucun effet secondaire n'a été noté. Ces résultats confirment l'effet anti-VIH de AFE précédemment démontré in vitro par Ashok D. Patil et coll. (J Med Chem 36/4131-38, 1993).
* Dept. of Microbiol., Col. of Med., Univ. of Ulsan, 388-I Poongnap-dong, Songpa-ku, Séoul 138-040, Corée. Tel/Fax : 82 (02) 224-4283


II, 31 : Th.B.4103

M Tani et coll.* ont étudié pendant 3,5 années les effets de plantes médicinales (Chan Bai et Astol dont le contenu fut adapté chaque mois en fonction des données cliniques) chez 40 enfants (2 à 6 ans) au stade SIDA en comparaison avec 80 enfants traités par des thérapeutiques conventionnelles. Ils ont noté : une amélioration significative du point de vue des mesures morphométriques, de la fréquence des infections intercurrentes, de la valeur des lymphocytes CD4. L'amélioration la plus notable s'est traduite par l'absence d'infection opportuniste chez 9 enfants (22,5%) vs 1 enfant et par un taux de mortalité réduit d'un tiers.
* Taishoseimei BLD 3F, Yurakucho, Chiyodaku, Tokyo, Japan. Tel : 81-3-3201-5675, Fax : 81-3-3201-5676


II, 32 : Th.B.4111

L Weibo et coll.* ont étudié l'effet de Z-Y-I, une association de plusieurs plantes chinoises (Astragalus membranaceus, Viola yedoensis etc.), chez 52 patients (dont 24 SIDA et 9 ARC) à la dose de 3g 3 fois par jour. Les symptômes cliniques et les fonctions immunologiques se sont améliorés chez 14 patients ; ils ne se sont pas modifiés chez 16 patients. Une séroréversion a été constatée après 3 mois de traitement chez un patient ayant des fonctions immunitaires élevées. Des résultats plus nets ont été constatés chez le singe infecté par le SIV.
* 18 Beixncang, China Academy of Traditional Chinese Medecine, Beijing 100700, P.R. China. Tel : 008610-4014411, Fax : 008610-4013896


II, 33 : Mo.B.1121

K Arasteh et coll.* ont réalisé un essai de phase II, randomisé, en double aveugle, à différentes doses (50, 150, 300, 400 mg/jour) de MDL 28.574A (butanoyl-castanospermine), un dérivé de la castanospermine, alcaloïde de la châtaigne d'Australie qui inhibe l'activité de l'alpha-glucosidase (une enzyme de la cellule hôte) ; ce qui réduit la quantité de gp110 de l'enveloppe du virus. Deux groupes ont été constitués en fonction des CD4 (100-300 et 301-500/mm3) ; quatre bras ont été constitués en fonction des doses pendant 12 semaine vs AZT ou un placebo suivi de l'association à 600mg/jour d'AZT pour les 12 semaines suivantes. Les résultats préliminaires (charge virale, compte des CD4, antigène P24 et évolution clinique) montrent une bonne tolérance et des résultats bons dans un tiers des cas, moyens dans un tiers des cas et faibles dans un tiers des cas.
* Auguste-Viktoria-Hospital, Rubenstrasse 125, 12157 Berlin, Allemagne. Tel : 49.30.7903.2581/2609, Fax : 49.30.7903.20005


II, 34 : Mo.B.1145

GJ Gary et coll.* ont participé à l'essai présenté sous le numéro Mo.B.1121. Ils précisent qu'in vitro, MDL 28.574A, un dérivé de la castanospermine, agit en synergie avec l'AZT, le ddI, le ddC, la névaripine et le saquinavir, et que pour l'essai en cours, 170 patients ont été randomisés ; 14 % sont sortis de l'essai (choix du patient, mauvaise compliance ou effets secondaires).
* 315 South East 14th Street, Ft. Lauderdale, FL 33316. Tel : # : (305) 524-2250, Fax : # : (305) 524-5833


II, 35 : Mo.B.1138

P Zolnouni et coll.* ont réalisé chez 200 patients un essai randomisé pour étudier MDL 28.574A, un dérivé de la castanospermine. Cet essai est du même type que celui présenté au numéro Mo.B.1121 ; mais actuellement, aucun résultat n'a été communiqué.
* California Clinical Trials ; 8500 Wilshire Blvd, 7th Floor, Beverly Hills CA, USA, 90211. Tel : # (310)/854-5419


II, 36 : Mo.B.180

A. Pharo et coll.* ont étudié les effets d'un extrait de buis (SPV-30, Arkopharma) chez 173 personnes : la charge virale a diminué chez 63 % des personnes après 6 mois de traitement (de plus de 50% ou 0,3 log chez 38%), les lymphocytes CD4 ont augmenté dans 41 % des cas et les CD8 ont augmenté de 52 % (69 % pour ceux dont les CD8 étaient initialement inférieurs à 500/mm3).
* 4120 Southwest Fwy, Suite 200, Houston Texas 77027. Tel : (713) 960-7900, Fax : (713) 960-7910


II, 37 : LB.B.6040 (Suppl.)

J Vandermander et coll.* ont étudié la tolérance et l'efficacité du SPV 30 (une préparation de buis répertoriée dans la Pharmacopée) chez 150 patients asymptomatiques au stade II ou III (valeur initiale des CD4 entre 250 et 500/mm3) pendant 12 à 18 mois) dans le cadre d'un essai thérapeutique de phase II-III, multicentrique, double aveugle contre placebo (P) comparant 2 doses de SPV 30 (990 et 1 980mg). Des résultats de l'étude statistique ont été présentés pendant la conférence : à la 37ème semaine, aucune différence n'est notée entre les deux doses de SPV 30 et le groupe P du point de vue de la tolérance et des lymphocytes CD4 ; une augmentation de la charge virale de plus de 0,5 log est plus fréquente dans le groupe recevant la dose de 1 980mg (n=17, 43%) et dans le groupe P (n=18, 45%) que dans le groupe recevant la dose de 990mg (n=7, 18,9%) [p=0,029].
* Arkopharma, B.P. 28, 06511 Carros, France. Tel : (33) 04 92 08 85 08, Fax : (33) 04 93 29 11 62


II, 38 : Th.D.5122

J Chileshe* a montré que l'utilisation d'une préparation à base d'herbes était efficace seulement au stade précoce de l'infection à VIH. Cette étude a été réalisée chez 274 personnes. Parmi elles, 99 ont terminé le traitement et sont toutes en vie. La survie la plus longue est de 5 ans.
* Jaroots, P.O. Box 21373, Kitwe, Zambie.



Nutrition, métabolisme, endocrinologie


III, 1 : Tu.B.2249

LM Kruse et coll.* ont présenté un guide sur la nutrition qui a été diffusé sur tout le territoire des USA. Les troubles nutritionnels apparaissent précocement et constituent des éléments aggravant l'état de santé des personnes séropositives ; il importe donc d'intervenir au plus tôt pour s'y opposer, pour retarder l'apparition du syndrome de dénutrition et pour améliorer la qualité de vie. Ce guide s'adresse aussi bien aux personnes séropositives qu'aux membres du corps médical.
* HRSA/BPHC, 4350 East-West Hwy, Bethesda, MD, USA 20814. Tel : 301-594-4424, Fax : 301-594-2470, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 2 : Th.B.4245

A Kosok et coll.* ont montré que des patients (n=112) ont reçu plus tôt des conseils sur l'alimentation ou une supplémentation nutritionnelle que des patients étudiés il y a 5 à 10 ans (n=231, Kosok et coll., Int. Conf. AIDS, PoB 3699, 1992). Une plus grande variété de suppléments est utilisée et la marijuana est maintenant sur la liste des stimulants de l'appétit.
* Columbia University, 630W. 168th Street, PH-9-East,#1030, New York, NY 10032, USA. Tel : 212-305-2920, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 3 : Th.D.4971

JM Raymond et coll.* ont montré, parmi les patients qui acceptent de participer comme volontaires à une étude sur la nutrition, que 68% (110/161) des hommes ont un haut niveau d'étude alors que ce n'est le cas que de 28,5% (10/35) des femmes (p $20.000 alors que ce n'est le cas que de 14% des femmes (p<0,01). Ces chiffres traduisent des différences socio-économiques significatives entre les hommes et les femmes et montre que le niveau d'éducation des femmes peut être une entrave à leur participation à ce genre d'étude, qui nécessite un certain niveau d'étude.
* 136 Harrison Ave, Arnold 201, Boston, MA 02111, USA. Tel : (617) 636-8295, Fax : (617) 636-5810


III, 4 : Th.B.4248

BJ Scott et coll.* ont montré chez 23 patients, en relative bonne santé, que la moyenne des portions ingérées (calculées avec le USDA Food Guide Pyramid) en céréales, lait et viande est significativement corrélée avec les apports caloriques, en protéines (pour tous p<0,005), en riboflavine, en niacine et en calcium (pour tous p<0,05). Les apports en végétaux, fruits et pain sont corrélés avec les folates, la vitamine C et le fer (respectivement p<0,05). L'analyse de la fréquence des repas et casse-croûtes montre une corrélation (p<0,05) avec les apports en plusieurs nutriments clés. Les patients qui font eux-mêmes leurs courses tendent à avoir les apports les plus élevés dans tous les groupes d'aliments, et ceux qui ont assez d'argent mangent plus de fruits, de lait et de viandes. Des études complémentaires sont en cours pour apprécier la sensibilité de cette méthode simple pour dépister sur une semaine d'étude les personnes à risque de dénutrition.
* Department of Pediatrics, 411 W. 2nd St., Reno, NV, USA 89503. Tel : 702-784-6170, Fax : 702-784-4828, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 5 : Mo.B.424

FR Machado et coll.* ont montré que la prévalence de la malabsorption intestinale des graisses (MIG), même en l'absence de diarrhées, est plus élevée chez les patients séropositifs asymptomatiques (groupe 2, n=20) comparativement à des patients séronégatifs (groupe 1, n=10) et qu'elle est moindre comparativement à celle chez des patients à un stade avancé (groupe 3, n=27). La MIG a été estimée par la mesure de l'excrétion respiratoire du 14CO2 après absorption de 30 g de graisses contenant 5 micro Ci de 14C-trioléine. Cette excrétion est significativement plus élevée dans le groupe 1 (8,4%) que dans le groupe 2 (5,5%) et que dans le groupe 3 (2,8%) [respectivement p=0,039 et p=0,001]. Quand on considère l'ensemble des patients, une corrélation existe avec les lymphocytes CD4 (p<0,0001) ; ce qui n'est plus le cas quand chaque groupe est analysé séparément. La présence d'une infection parasitaire chez 19 patients, diagnostiquée par trois examens de selles, n'est pas corrélée avec cette malabsorption.
* Av. Alfredo Balena, 190/30 andar 30130-100 Belo Horizonte, MG, Brésil. Tel : 55-31-273-5626, Fax : 55-31-224-8801


III, 6 : Mo.B.1382

JE Enrico et coll.* ont montré chez 15 patients asymptomatiques et 15 patients au stade SIDA -ayant reçu un même régime (50% de glucides, 20% de protéines et 30% de lipides) pendant sept jours avant le dosage de base et n'ayant aucun antécédent personnel ou familial, ni aucun facteur de risque de dyslipidémie- que, contrairement aux autres publications (où une hypertriglycéridémie est trouvée chez 50% des patients), aucun cas d'hypertriglycéridémie n'a été trouvé. Une deuxième phase de cette recherche évaluera les altérations des triglycérides, du cholestérol et des lipoprotéine en l'absence de régime préalable.
* Rua Visconde de Pirajá 414/807, Ipanema, Rio de Janeiro, RJ CEP :22410-002 Brésil. Tel : 809-764-3083, Fax : 809-751-5143


III, 7 : Tu.B.2383

DA Wheeler et coll.* ont montré, en étudiant trois cohortes de patients (n1=2382, n2 =1181, n3=1201) ayant moins de 500 CD4/mm3 (n1=159, n2=154, n3=163), qu'une perte de poids de plus de 5% sur 4 mois était associée avec une augmentation du risque de mortalité ou de faire une infection opportuniste même chez des personnes séropositives n'ayant pas encore fait au préalable d'infection opportuniste.
* 29 South Greene St, Rm 226, Baltimore, MD, USA. Tel : (410) 328-5725, Fax : (410) 328-4430, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ;umd.edu


III, 8 : Tu.B.2384

DR Morgan et coll.* ont montré -parmi 105 patients séropositifs depuis 5,7 années, suivis dans un service de gastro-entérologie et de nutrition (80% ayant au moins un symptôme gastro-intestinal) et ne présentant pas de SIDA (60 ayant des lymphocytes CD4>200/mm3 et 45 des CD4<200/mm3)- que la perte de poids est liée à une diminution des réserves en graisse avec préservation de la masse musculaire. La présence d'anorexie, de diarrhées et de réserves basses en graisses sont corrélées avec la perte de poids (-4,5kg pour l'anorexie, -3,3kg pour les diarrhées) chez les patients à un stade de début de l'infection.
* Div. of GI, NH 3D-4, San Francisco General Hospital 1001 Potrero Ave, San Francisco, CA 94110, USA. Tel : (415) 206-4753, Fax : (415) 641-0745, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 9 : We.B.181

M Schambelan et coll.* ont montré dans une étude comparant 38 patients ayant eu une perte de poids > 10% (m=-11,5 +/- 0,5kg) à des contrôles (patients séropositifs et à des patients séronégatifs n'ayant pas eu de perte de poids) : la masse cellulaire du corps et la masse grasse, ajustées à la taille, sont diminuées dans le 1er groupe, et l'étude des variations de poids sur 3 à 24 mois (- 1,8 à +2,0 kg/mois) est corrélée avec les variations de la masse non-graisseuse (r=0,80 ; p<0,001). La composition de la perte et du gain en poids se répartit de façon à peu près égale entre la masse grasse et la masse non-graisseuse. Cette étude va donc à l'encontre de l'idée que la perte de poids se ferait en préservant les graisses au dépend de la masse non-graisseuse et de la masse cellulaire du corps.
* UCSF Division of Endocrinology, San Francisco General Hospital, Bldg. 100, Room 321, 1001 Potrero Ave., San Francisco, CA 94110, USA. Tel : (415) 206-5820, Fax : (415) 476-4918, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 10 : Tu.B.2387

MK Hellerstein et coll.* ont montré que, dans le syndrome de dénutrition du SIDA, les anomalies des métabolismes lipidiques et glucidiques sont plutôt secondaires à des effets des cytokines qu'aux effets de l'alimentation ; que, pour explorer cette situation, la mesure des cytokines circulantes n'est pas un bon marqueur pronostique contrairement à celle de la lipogénèse hépatique de novo ; que ces modifications métaboliques n'expliquent pas les altérations de la composition du corps et les dépenses d'énergies, mais traduisent des anomalies métaboliques sous-jacentes ; et qu'il existe de grandes variations interindividuelles qui seraient en rapport avec une hétérogénéité des causes de ce syndrome de dénutrition (pour plus de précision, se reporter à l'abstract).
* Dept. of Nutritional Sciences, 119 Morgan Hall, University of California, Berkeley, CA 94720-3104, USA. Tel : 415-206-5886, Fax : 510-642-0535, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 11 : We.B.183

A Strawford et coll.* ont montré qu'il existe une hétérogénéité au niveau des paramètres métaboliques et nutritionnels chez les patients atteints du syndrome de dénutrition (170 hommes + 37 femmes) en comparaison avec des contrôles séronégatifs ; ce qui traduit les résultats contradictoires des différents travaux publiés ces six dernières années sur ce sujet : de nombreux paramètres sont perturbés et une plus grande variabilité est notée par rapport au contrôle, en particulier au niveau de la lipogénèse hépatique de novo qui pourrait donc être un critère pour classifier les patients dans des études de traitements. Certaines corrélations permettent d'avancer certains mécanismes : les concentrations basses en cholestérol ne sont pas dues à une diminution de sa synthèse ; il semble exister un surplus de cytokines et non de carbohydrates.
* Dept. of Nutritional Sciences, 119 Morgan Hall, University of California, Berkeley, CA 94720-3104, USA. Tel : 415-476-3669, Fax : 510-642-0535, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 12 : We.B.3260

C Champredon et coll.* ont montré, en étudiant 7 patients (moyenne des CD4 : 59/mm3), que, pour prévenir la fonte musculaire au stade SIDA, un apport énergétique élevé et hyperprotidique n'est pas suffisant, mais que, parmi les acides aminés, il serait nécessaire d'assurer aussi une supplémentation en thréonine et méthionine. Le taux basal de tous les acides aminé, hormis celui de la tyrosine, de la phénylalanine, de la lysine et de l'ornithine, sont plus bas chez les patients SIDA en comparaison avec des contrôles séronégatifs.
* INRA Theix, 63122 Saint-Genes-Champanelle France. Tel : (33) 04 73 62 42, Fax : (33) 04 73 62 47 55, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 13 : We.B.3265

MG Di Franco et coll.* ont montré chez 73 personnes séropositives que les apports protéiques sont corrélés avec la composition en masse maigre du corps (p=0,0003) et que les lymphocytes CD4 sont inversement corrélés avec les apports énergétiques (p=0,052), mais pas statistiquement associés avec les apports protéiques. Cela signifie que les apports protéiques agissent sur le degré de dénutrition, et que la dénutrition est plus sévère chez les personnes consommant une quantité insuffisante de protéines.
* 136 Harrison Ave., Boston, MA, 02111, USA. Tel : (617) 636-0919, Fax : (617) 636-5810, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 14 : Th.B.4243

A Zambelli et coll.* ont montré qu'une alimentation normocalorique (35 Kcal/kg de poids) et normoprotéique (1g/kg de poids) pendant un mois peut modifier certains paramètres nutritionnels chez 25 patients au stade SIDA (groupe A) et que la malnutrition protéique peut être corrigée par une alimentation hypercalorique (40Kcal/kg de poids) et hyperprotidique (2g/kg de poids) pendant un mois chez 25 autres patients au stade SIDA (groupe B) : dans le groupe A, on note une augmentation significative du poids (59,9 +/- 9,9 à 61,2 +/- 9,7 kg, p<0,001), de l'index de masse corporelle BMI (20,5 +/- 3,0 à 21,0 +/- 2,9 ; p<0,001), du cholestérol total (144,3 +/- 39,5 à 162,5 +/- 62,8, p<0,04) et une augmentation NS du "TSF" et du "MAMA" ; dans le groupe B, on note une augmentation très significative du poids (59,1 +/- 9,9 à 60,4 +/- 10,4, p<0,001), du BMI (20,3 +/- 3,0 à 20,7 +/- 3,0, p<0,001), du TSF (6,8 +/- 4,1 à 7,4 +/- 4,2, p<0,009), du "MAMA" (41,4 +/- 11,8 à 42,9 +/- 11,5, p<0,002), du HDL cholestérol (31,8 +/- 10,1 à 37,8 +/- 12,1, p<0,001) et l'analyse de l'impédance bioélectrique tétrapolaire montre une réduction du poids total du corps (TBW % : 58,8 +/- 6,2 à 56,3 +/- 5,4, p<0,01) et une augmentation de la masse grasse (FM % : 17,1 +/- 4,4 à 18,2 +/- 4,5, p<0,02).
* II Divisione Malattie Infettive, Ospedale L. Sacco, Via G.B. Grassi 74, 20157 Milan, Italie. Tel : 0039 2 35799379, Fax : 0039 2 38200909


III, 15 : Th.B.4246

L Banks et coll.* ont montré, chez 150 patients (dont 43% au stade SIDA), que le nombre de lymphocytes CD4 était associé à la réduction de la masse cellulaire du corps (r=0,21 ; p<0,01) mais pas avec le "phase angle", un autre paramètre dérivé de l'analyse de l'impédance bioélectrique, ni avec d'autres paramètres de la composition du corps basés sur la mesure des graisses et du poids (Kotler et coll., Am. J. Clin. Nutr., 1989, 50 : 444, Suttman et coll., J. AIDS 1995, 8 : 239 et Ott et coll., J. AIDS, 1995, avaient montré que la réduction de la masse cellulaire du corps et le "phase angle" étaient corrélées avec une diminution de la survie). Ces résultats soulignent l'importance pronostique de la mesure de la réduction de la masse cellulaire.
* 317 N.Broad St.#707 Philadelphia PA., USA. Tel : 215-413-1316


III, 16 : Th.B.4247

TA Larson et coll.* ont montré chez 35 personnes séropositives en relative bonne santé, réparties en 3 groupes en fonction des lymphocytes CD4 (A : >300, B : 101-300 et C : <100) que la diminution de la force musculaire, évaluée simplement par l'intensité de la poignée de main, est corrélée avec les CD4 (A vs B vs C, p<0,04). Une différence NS est notée entre A et C au niveau de la masse musculaire (mesure du pli cutané tricipital, de la circonférence du bras), du poids idéal, du poids moyen et de l'index de la masse du corps (poids/ht2). Aucune différence n'a été notée dans la consommation de calories ou d'oxygène par kilogramme de poids corporel. Ces marqueurs potentiels vont faire l'objet d'une étude longitudinale pour apprécier, pour chaque patient, leurs modifications avec le temps et leur utilité.
* Department of Pediatrics, 411 W. 2nd St., Reno, NV, USA 89503. Tel 702-784-6170, Fax : 702-784-4828, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 17 : We.B.3269

V Daniel, AL Almada et coll.* ont montré chez 10 patients que l'utilisation du complément nutritionnel SomatogainTM (Myogenix, Palo Alto, CA) à raison de trois prises par jour pendant un mois se traduisait par une bonne tolérance, dans 60% des cas d'une amélioration de l'état général, et dans 90% des cas d'une augmentation du poids (4,8 +/- 4,0 livres. Un essai en double aveugle chez des patients asymptomatiques est en cours.
* 1840 41st Avenue, Suite 102-227, Capitola, CA 95010 USA. Tel : 408-685-0562, Fax : 408-662-9602


III, 18 : We.B.186

C Fulgaro et coll.* ont montré, chez 8 patients ayant une perte de poids de 5 à 10% du poids du corps, que des conseils nutritionnels accompagnés d'une supplémentation se traduisent par un gain de poids de 2,9 kg avec une augmentation de l'index de la masse corporelle de 1,15 ; que, chez des patients ayant une perte de poids soit de 11-19% ou de 20-25%, l'adjonction d'une thérapeutique métabolique stimulant de l'appétit était nécessaire (doses élevées d'acétate de médroxyprogestérone : 1 000mg/jour ou d'acétate de megestrol : 320mg/jour pendant au moins 4 semaines et au maximum 12 semaines) et que cela se traduit par un gain de poids de 6,6 kg (4-10,5), avec une augmentation de la masse corporelle de 2,16, et que l'arrêt de la thérapeutique métabolique se traduit par une perte du gain de poids. Dans la mesure où le gain de poids avoisine 100% de la perte, il conviendrait que cette thérapie nutritionnelle débute beaucoup plus tôt.
* Dpt. of Clinical and Experimental Medecine, Division of Infectious Diseases, via Massarenti, II I-40138 Bologna, Italie. Tel : +39-51-341449, Fax : +39-51-343500


III, 19 : Tu.B.2247

S Johnston et coll.* ont montré, au cours d'un essai en double aveugle contre placebo réalisé sur 6 mois chez 89 patients séropositifs ayant des lymphocytes CD4 5% du poids du corps, que la prise d'acétate de megestrol (320mg/jour deux semaines/mois) se traduit par une augmentation significative du niveau de qualité de vie (p=0,04) et par une augmentation significative du pli cutané tricipital (p=0,006). Une tendance à l'augmentation du poids est notée (57,6 à 62,1 vs 58,9 à 59,2) chez 70% des patients traités vs 33% contrôles. Au cours de ces 6 mois, 4 patients sont décédés vs 8 dans le groupe contrôle. Cette étude confirme que l'acétate de megestrol améliore l'état général des patients, bien qu'il agisse en augmentant le tissu adipeux, et, qu'en réduisant le niveau de testostérone, il puisse cependant réduire la masse maigre du corps.
* Dietetic Unit. Hospital Universitari Germans Trias I Pujol 08916, Badalona, Espagne. Tel : 34-3-465 12 00 Ext. 286 ou 427, Fax : 34-3-465 76 02


III, 20 : Pub.B.1064

OA Kimura, GM Feregrino et coll.* ont montré que, chez 700 patients suivis pendant douze mois, des troubles du goût existent chez 3% des stades CDC1, chez 18% des stades CDC2 et chez 87% des stades CDC3. Les apports énergétiques sont corrélés significativement avec la perte de poids et l'épaisseur du pli cutané. Chez 100 patients traités par de l'acétate de mégestrol et une supplémentation entérale, les apports énergétiques sont significativement augmentés pour le régime à 1 800 Kcal/jour comparativement au groupe contrôle (400-700 Kcal/jour).
* Lago Ontario N° 15, Col. Tacuba, C.P. 11410, Mexico, D.F., Mexique. Tel : 91-5-6-27-69-00, Fax : 91-5-545-82-0


III, 21 : Mo.B.1394

C Hermida-Escobedo et coll.* ont montré, dans un essai en double aveugle contre placebo chez 40 patients au stade SIDA, que la pentoxifylline (400 mg x3/jour) pendant 4 semaines entraîne une diminution significative (p<0,001) du TNF (n=21 ; 6,84 à 4,18 mg/ml) vs le groupe contrôle (n=19 ; 6,53 à 8,28 mg/ml). Bien que le TNF favoriserait le syndrome de dénutrition, la pentoxifylline n'a semble-t-il aucun effet sur la perte de poids.
* 9051-C Siempre Viva Rd Suit N° 49-468 San Diego, CA 92173-3628, USA. Tel : 52(5)343-1379, Fax : 52(5)583-0626


III, 22 : Tu.B.2386

M Sharp et coll.* ont montré que, parmi 50/69 patients (dans le cadre du suivi de 205 patients par la Healing Alternatives Foundation et par ACT UP Golden Gate) ayant une dénutrition (61% des cas) ou des lésion aphteuses (19%), la prise de 100mg/jour de thalidomide (un inhibiteur du TNF-alpha) se traduit par un gain de poids de 2,6 +/- 0,5% chez 50 patients après 1 mois (p<0,0001), de 3,4 +/- 1,1% chez 26 patients après 2 mois (p<0,005) et de 5,1 +/- 2,4% chez 10 patients après 3 mois (p<0,06). Après 1 mois, 6 patients ont eu une perte de poids : 4 n'ont pu se procurer le traitement et 2 ont eu des effets secondaires. Une amélioration de l'appétit et de la qualité de vie a été notée (respectivement p<0,0006 et p<0,002). Ces résultats préliminaires, qui indiquent que l'utilisation de thalidomide permet d'obtenir une augmentation significative et persistante du poids et sa diminution en cas d'arrêt du traitement, font l'objet d'études complémentaires.
* 1748 Market Street, Suite 205, San Francisco, CA 94102, USA. Tel : 415-626-4053, Fax : 415-626-0451, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 23 : Mo.B.423

G Bucher et coll.* ont montré, dans un essai en double aveugle contre placebo (n=44 vs 12 placebo), que l'utilisation d'un stéroïde anabolisant, le nandrolone décanoate / Déca-Durabolin® (100 mg/semaine en IM), se traduit à la 6ème semaine par un gain de poids de 1,5 +/- 2,1 vs (pour le groupe placebo) une perte de 0,2 +/- 2 kg (p=0,01), et à la 12ème semaine par un gain de 1,9 +/- 2,6 vs une perte de 0,2 +/- 2,1 kg (p=0,04). Une augmentation significative de l'hématocrite (p=0,001) est notée (+2,3% vs une baisse de 3,7% dans le groupe placebo) ; le niveau de testostérone libre et totale a diminué dans le groupe traité (pas de variation dans le groupe placebo) ; aucune modification significative des lymphocytes CD4 et de la charge virale n'ont été notées. La tolérance est bonne. Ces résultats justifient des études complémentaires.
* 2835 N. Sheffield # 104, Chicago, IL 60657, USA. Tel : 312-296-2400, Fax : 312-296-1097


III, 24 : Tu.B.2385

KR Severson et coll.* ont montré que, parmi 45 patients homosexuels, 43% ont une diminution de la fraction libre de la testostérone (TL) et que, si on utilise le dosage de la testostérone totale, 63% de ceux ayant une diminution de la TL ne sont pas diagnostiqués. Ceux ayant une TL diminuée tendent à avoir des valeurs plus basses de leurs lymphocytes CD4 (NS) ; il n'y a pas de corrélation entre diminution de TL et augmentation de la charge virale. La valeur du "phase angle", un paramètre nutritionnel, est plus basse (5,0 vs 6,27 ; p=0,002) chez ceux ayant une diminution de TL (Ott et coll. 1995 ont montré que le PA<4,8 +/- 0,7 est un marqueur indépendant prédictif de progression de l'infection à VIH).
* 7301 Mission Road, Suite 339, Prairie Village, Kansas, 66208 USA. Tel : 816-384-7307, Fax : 816-384-5373, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 25 : Tu.B.2380

FR Sattler et coll.* ont montré que, parmi 22 patients séropositifs ayant des lymphocytes CD4 5% du poids du corps sur les trois derniers mois ou > 10% sur les six derniers mois, que 11 (46%) ont des valeurs normales en testostérone (T) et en dihydrotestostérone (DHT), 10 (42%) ont des valeurs normales en T mais basses en DHT, et 3 (12%) ont des valeurs basses en T et en DHT (pour les différences pour la T : p=0,001 et pour la DHT : p=0,001). Au stade SIDA, les patients ayant des valeurs basses en DHT perdent plus de poids que ceux dont les valeurs en DHT sont normale (-10,5 +/- 4,2 vs -6,1 +/- 2,9 kg ; p=0,015). Ces résultats suggèrent que la DHT (le métabolite biologiquement actif de la T) pourrait jouer un rôle dans la cachexie et les dysfonctionnements sexuels qui peuvent apparaître au cours de l'infection à VIH. Des études sont nécessaires pour déterminer si la restauration d'un niveau physiologique en DHT chez des patients dénutris ayant un taux normal en T permettrait d'améliorer leur poids.
* LAC + USC Med Center, IRD 307, 2020 Zonal Ave, Los Angeles, CA 90033, USA. Tel : 213-343-8288, Fax : 213-226-2083


III, 26 : Tu.B.2382

ES Engelson et coll.* ont montré que, parmi 56 femmes séropositives (m d'âge : 36,2 +/- 5,4ans, 66% stade SIDA), 39% ont un poids > à leur poids idéal. 13 (23%) ont perdu plus de 5kg depuis le début de l'infection mais 23 (41%) ont eu un gain de poids. Chez 25% des patientes, la masse cellulaire du corps est inférieure à 90% de la norme. Les lymphocytes CD4 sont entre 0 et 553/mm3 et <200/mm3 chez 59% parmi les 50 femmes étudiées, et le niveau de testostérone est inférieur à la normale chez 50% des patientes. Celles qui ont des taux bas ou normaux en testostérone ont un rapport masse cellulaire du corps sur taille significativement différent (p<0,05). Les niveaux de testostérone sériques sont souvent bas chez les femmes séropositives préménopausées comme c'est le cas chez les hommes séropositifs (chez lesquels le traitement substitutif par la testostérone favorise le gain de poids et améliore la masse corporelle), et ces niveau bas sont aussi associés à une malnutrition définie par une masse cellulaire du corps basse.
* St. Luke's-Roosevelt Hosp. Center, 421 West II3th Street, Services and Research 1301, New York, NY 10025, USA. Tel : (212) 523-3670, Fax : (212) 523-3670


III, 27 : Pub.B.1098

G Hernandez-Lopez et coll.* ont montré, chez 33 patients ayant des lymphocytes CD4<100/mm3 -atteints de dénutrition et pour lesquels l'alimentation parentérale n'avait pas apporté d'amélioration-, qu'ils présentaient des niveaux bas en testostérone libre, et que 6/33 avaient des taux plus élevés en prolactine (ce qui pourrait être un facteur de l'hypogonadisme). Un traitement hebdomadaire en IM avec 50 mg de décanoate nandrolone et de la testostérone, associé à une alimentation parentérale ou par sonde entérale fut ensuite instauré. Chez ceux (perte de poids initiale=-18 +/- 12) qui reçurent un traitement avec des stéroïdes anabolisants (groupe1) pendant six semaines, le gain de poids fut de +13 +/- 4 kg vs un groupe contrôle (perte de poids initiale=-17 +/- 6 kg) dont le gain fut de 5 +/- 2 kg (p<0,01) ; la balance azotée est passée de -15 +/- 4 à +5 +/- 4/jour vs -13 +/- 3 à +2 g +/- 1,5 g N/jour (p<0,001) ; la circonférence du bras est passée de 8,8 +/- 3,5 à 16,5 +/- 6,6 vs 9,1 +/- 3 à 13,2 +/- 2,2 cms (p<0,05) ; la masse grasse a plus augmenté dans le groupe 1 (p<0,05) et l'index de Karnofsky est passé de 40 à 75 vs 40 à 60 (p<0,05). Une légère augmentation des phosphatases alcalines (NS) a été notée dans le groupe 1.
* Edificio Illampa Depto 202, Villa Panamericana, Coyoacán, Mexico 04700, D.F., Mexique


III, 28 : Mo.A.1071

SL Randall et coll.* ont montré que le sel de lithium de l'acide gamma linolénique (LiGLA), un acide gras essentiel, (AGE) inhibe in vitro l'infection aiguë par le VIH des cellules lymphoblastoïdes (C8 166) en l'absence de différence significative sur la viabilité cellulaire entre les cellules infectées ou non infectées. De plus, la reverse transcriptase et la production d'antigène P24 est très réduite par LiGLA, et au même moment, il y a une diminution de l'expression des CD4, des intégrines LFA-I alpha et bêta, et des molécules d'adhésion intracellulaires (ICAM-2), avec une diminution de l'infection des cellules traitées par LiGLA. Cela suggère que la régulation des CD4, LFA-I et du ICAM-2 serait responsable d'une diminution de l'infection, ainsi qu'en témoigne l'altération de la formation de syncytium par la diminution de l'adhésion cellulaire (qui dépend de l'expression des CD4 et des molécules d'adhésion à la surface de la cellule cible). Cette nouvelle approche thérapeutique est donc en accord avec le fait que le métabolisme des AGE des cellules T est altéré par l'infection par le VIH.
* Dept. of Virology, St. Bartholomew's Hospital Medical College, 51-53 Bartholomew Close, West Smithfield, London ECIA 7BE, UK.


III, 29 : Tu.A.2045

LD Flamand, M Reitz et coll.* ont montré qu'un facteur encore inconnu de la voie de l'acide arachidonique agit in vitro directement ou indirectement sur la régulation de la réplication du VIH : trois des inhibiteurs de la voie de l'acide arachidonique stimulent l'expression du virus et de manière dose dépendante ; plusieurs métabolites de cette voie inhibent la réplication du VIH de 75 à 90 % aussi bien sur des cultures en aigu qu'en chronique, avec seulement moins de 20% d'inhibition de la croissance cellulaire.
* UMBI, 618 West Lombard Street, 2nd Floor, Baltimore Maryland 21201, USA. Tel : 410-706-861, Fax : 410-706-8184


III, 30 : Mo.B.1385

D Scevola et coll.* ont montré que la prise de 10g/jour pendant 30 jours d'huile de poisson (18% d'acide eicosapentaenoique, 12% d'acide docosahexaenoique et 3mg/g de vitamine E) chez 10 patients (stade IVC) vs 10 autres stade IVC non traités se traduit par des modifications statistiquement significatives : gain de poids de 2,4 kg, accroissement de la masse maigre de 1,4 kg et grasse de 0,67 kg, diminution des triglycérides de 230 à 149 mg/dl, augmentation du cholestérol de 169 à 200 mg/dl et diminution du TNF de 360 à 80 pg/ml. La consommation de calories passant de moins de 1550 kcal/jour à plus de 2200 kcal/jour.
* Institute of Infectious Diseases, University of Pavia, Italie. Tel : Int-382-502-672, Fax : Int-382-423-320


III, 31 : Mo.A.1101

M Onesmo et coll.* ont montré que l'acide lithium gamma-linolénique a une activité (mesurée par le niveau d'antigène P24) in vitro plus nette sur certaines lignées cellulaires (lignées chroniquement infectées), qui est effective même au cours de la production active de provirus. Cela permet d'envisager la mise au point d'un nouvel anti-viral qui pourrait agir au niveau des réservoirs tissulaires du virus.
* British Columbia Centre for Excellence in HIV/AIDS, 667-1081 Burrard St., Vancouver, BC V6Z IY6. Tel: (604) 682-2344 Ext. 3179, Fax : (604) 631-5527, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


III, 32 : Tu.B.2276

WF Schlech et coll.* ont constaté chez 12 patients que l'administration quotidienne IV (cathéter) de 46 grammes d'acide lithium gamma-linolenique pendant 15 jours occasionnait des troubles gastro-intestinaux (10/12), de la fatigue (4/12), des céphalées (8/12). Malgré la fréquence des effets secondaires, il n'y a pas eu d'interruption du traitement. Une diminution significative de l'hémoglobine, avec hémoglobinurie asymptomatique, est apparue chez la plupart des patients ainsi qu'une diminution de l'haptoglobine. Une diminution transitoire de la charge virale plasmatique est survenue chez trois patients. Des essais thérapeutiques randomisés sont nécessaires pour confirmer ou non l'intérêt de ce traitement.
* III Room 5014 ACC, Victoria General Hospital 1278 Tower Roa, Halifax, NS, Canada BEH 3Y9


III, 33 : Tu.B.2286

C Pichard et coll.* ont montré, au cours d'un essai en double aveugle contre placebo sur 6 mois chez 64 patients séropositifs ayant des lymphocytes CD4>100/mm3, qu'une supplémentation orale de 500 calories/jour ne modifiait pas les CD4, les CD8, la charge virale, le TNF, la composition du corps et la qualité de vie. Une augmentation du poids (m=2kg) et du poids sec corporel ont été notées. L'adjonction d'arginine et d'acide alpha linoléique (acide gras w3) n'apporte aucune modification des paramètres étudiés, et 4 patients ont dû arrêter ce traitement en raison d'intolérance. Aucun des patients qui participèrent à cet essai n'ont développé de SIDA.
* University Hospital, CH-Geneva 14, Suisses. Tel : 41 22 372 98 12, Fax : 41 22 372 98 20, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.



Endocrinologie (suite)


IV, 1 : Mo.B.420

SB Solerte et coll.* ont montré que les valeurs basales sériques d'hormone de croissance (GH) sont plus élevées (p<0,01), et que les valeurs d'IGFI (Insuline-like Growth Factor) et d'IGFBP3 sont plus basses (respectivement p<0,001) chez 11 patients séropositifs (stade CDC C3 ayant des lymphocytes CD4<200/mm3 et une dénutrition) vs 12 patients séronégatifs en bonne santé. Le rythme circadien de GH-IGFI et de IGFB3 disparaissent chez les patients au stade SIDA. Les rapports des concentrations molaires d'IGFI/IGFBP3 et d'IGFI/GH sont significativement diminués chez les personnes séropositives vs les patients contrôles. Le traitement par GH recombinant (16U/m2/semaine pendant 4 semaines) augmente de façon significative (p<0,001) la sécrétion d'IGFI des 24 h et normalise le rythme circadien de la sécrétion de GH dès la 2ème semaine de traitement. Ces résultats suggèrent que la GH est biologiquement inactive chez les patients au stade SIDA. La diminution de l'activité de la GH et l'altération de la sécrétion de l'IGFI pourraient expliquer l'augmentation du catabolisme, et la réduction de la formation et de l'activité des cellules T. La réduction de l'activité de l'axe GH-IGFI-IGFBP3 chez les patients au stade SIDA serait un mécanisme endocrinien de défense contre le VIH.
* Dept. Internal Medecine, Ospedale S. Margherita, Piazza Borromeo 227100 Pavia, Italie. Tel : 0039.382.27769, Fax : 0039.382.24270


IV, 2 : Tu.B.2378

PM Nemechek et coll.* ont montré, parmi 11 patients ayant une insuffisance surrénale (IS) clinique, une majoration du cortisol de plus de 5 ug/dL ou un pic au dessus de 18 ug/ml chez 9/11 patients. Un mois après le début d'un traitement par glucocorticoïdes (faibles doses de prednisone : 10-20mg/jour), 47% des patients ont présenté une très nette amélioration clinique des symptômes d'IS avec une prise de poids de 1,5 kg. L'augmentation du niveau basal du cortisol serait une réponse normale de l'organisme en réponse au stress virologique (contrairement à une réponse excessive ainsi que cela est communément interprété dans la littérature) et que, chez la plupart des patients, la réponse est basse de façon inappropriée. Des symptômes d'IS (fatigue, douleurs abdominales, amaigrissement) sont souvent présents chez les personnes séropositives, mais ils sont souvent attribués à d'autres causes, alors qu'ils s'améliorent nettement sous corticothérapie.
* 7301 Mission Road, Suite 339, Prairie Village, Kansas, 66208 USA. Tel : 816-384-7307, Fax : 816-384-5373, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.



Vitamines et oligo-éléments


V, 1 : Mo.C.320

AM Tang et coll.* ont montré chez 312 patients (de la cohorte d'hommes homosexuels/bisexuels du Multicenter AIDS Cohorte Study) suivis deux fois par an depuis 1984 que le temps moyen précédant le SIDA est inférieur à 4 années pour ceux ayant un taux sérique bas en vitamine B12 (1013 micro g/dL) ont un risque de progression vers le SIDA diminué de 33%, comparé aux trois plus bas quartiles (RH=0,67, 95% CI=0,45-1,00). Ceux qui ont le niveau de vitamine A le plus élevé (>90,2 micro g/dL) ont un risque similaire mais qui n'est pas statistiquement significatif (RH=0,73, 95% CI=0,49-1,07). Des résultats similaires sont obtenus vis-à-vis du risque de mortalité. Ces corrélations sont les plus fortes chez les sujets ayant un niveau bas d'albumine sérique (<35 g/L). Ces résultats montrent que la supplémentation en vitamines A, E et B12 est importante à considérer.
* 624 N. Broadway Suite 394, Baltimore, MD, 21205, USA. Tel : 410-614-0503, Fax : 410-955-3778, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 2 : We.B.182

DK Smith et coll.* ont montré, dans une étude chez 318 femmes séropositives vs 153 contrôles (HIV-), que les femmes séropositives ont des taux significativement plus bas en zinc, sélénium et carotènoïdes (alpha et bêta carotènes, lycopène, lutéin/zéaxanthin, bêta-cryptoxanthin), et des taux plus élevés en ferritine et cuivre (p<0,05). Aucune différence par contre pour les folates, le rétinol, la vitamine C, la vitamine B12 et l'alpha tocophérol ajusté au cholestérol. Les taux élevés en ferritine et bas en B12, zinc et sélénium sont corrélés significativement à des valeurs basses des lymphocytes CD4. L'injection récente de drogue est significativement associée à des taux bas en zinc, sélénium, rétinol, bêta-cryptoxanthin et de lutéin/zéaxanthin (mais pas chez les personnes HIV-), et dans les deux groupes à des taux bas en lycopène, alpha carotène et bêta carotène.
* CDC Mailstop E-45, 1600 Clifton Rd, Atlanta, GA 30333, USA. Tel : 404-639-6146, Fax : 404-639-6118, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 3 : We.B.3259

DM Denotter et coll.* ont montré chez 158 patients suivis pendant une année que les apports en zinc et en vitamine E étaient plus faibles que ceux recommandés (Recommended Nutrient intake/RNI), que les variations des CD4 (temps pour passer en dessous de 500 CD4/mm3 ou pour perdre au moins 33% de CD4 pour ceux ayant au départ des CD4 inférieurs à 500/mm3) ne sont pas influencées par l'apport en vitamine A, mais qu'il y avait une corrélation légèrement significative avec l'apparition du Sida en fonction des apports en calcium, zinc et vitamine E.
* BC Centre for Excellence in HIV/AIDS, St Paul's Hospital, #608-1081 Burrard Street, Vancouver, BC. V6Z IYE


V, 4 : We.B.3261

JM Tassie, B Marchou et coll.* ont montré chez 45 patients suivis pendant 16 mois que l'on observe, quelque soit le stade, chez ceux ayant perdu plus de 5% du poids du corps, une profonde déplétion en sélénium sérique (p=0,003), en vitamine A (p=0,0007) et en vitamine E (p=0,05) ; ce qui est confirmé par la corrélation entre le pourcentage de perte de poids et les concentrations sériques (respectivement r=0,51, p=0,01 ; r=0,43, p=0,008 ; r=0,37, p=0,02). Il importe d'élucider si cela est en rapport avec des apports réduits, une perte excessive ou des modifications des voies métaboliques. Par contre, aucune différence n'est notée en fonction du stade clinique ou du nombre de CD4. Cependant, une déplétion en fer sérique et une augmentation du cuivre sérique significatives existent pour ceux ayant des lymphocytes CD4 inférieurs à 100/mm3, probablement en raison de la réponse inflammatoire.
* Smit, Chu Purpan, 31059 Toulouse Cedex France. Tel : (33) 07 23 47 33, Fax : (33) 05 61 77 21 38


V, 5 : We.B.3420

MK Baum et coll.* ont montré chez 63 hommes et 31 femmes séropositifs, utilisateurs de drogues intraveineuses, un déficit nutritionnel global (mesuré par la préalbumine plasmatique) plus important chez les femmes (16%) vs 2% chez les hommes (p<0,05), une prévalence des déficit en plusieurs nutriments similaire dans les deux groupes : vitamine A (54%), E (41-55%) et zinc (44-58%), une plus grande fréquence des déficits en vitamine B6 chez les hommes (24%) ayant des lymphocytes CD4 au dessus de 250/mm3 que chez les femmes (0% p<0,05) et que les femmes ayant des CD4 en dessous de 250/mm3 ont une plus grande fréquence de déficit en vitamine A et E (75%) que chez les hommes ayant des CD4 en dessous de 250/mm3 (p<0,05).
* P.O. Box 016069 (R-669), Miami, Florida 33101, USA. Tel : 305-243-4072, Fax : 305-243-4687, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 6 : We.B.3264

TA Knox et coll.* ont montré chez 92 patients (moyenne des CD4=279 +/- 236/mm3 ; 47% ayant des valeurs en dessous de 200/mm3) que les niveau des vitamines B6, B12 et des folates ne sont pas liés à la supplémentation. La mesure de l'absorption intestinale par le test au D-xylose montre des valeurs basses chez 22,5% des patients mais pas de relation avec la valeur des CD4. Il est à noter que malgré des revenus économiques bas et des niveaux d'études bas, 75% des patients prenaient une supplémentation vitaminique ; ce qui peut expliquer que le pourcentage de déficit en vitamine soit plus bas que dans d'autres études publiées antérieurement.
* New England Medical Center boc 103 750 Washington St., Boston, Ma 02111, USA. Tel : (617) 636-8336, Fax : (617) 636-6407


V, 7 : Th.B.4238

JFC Figueiredo et coll.* ont évalué l'état nutritionnel chez 45 patients au stade SIDA et 24 asymptomatiques. Ils ont montré que la malnutrition était fréquente au stade SIDA et occasionnelle dans les phases précoces de l'infection. Une prévalence élevée d'hypovitaminose A est notée chez les patients au stade SIDA, et dans certains cas elle précède la malnutrition protéino-calorique. La réduction du niveau plasmatique de l'albumine n'était pas corrélée avec celle des paramètres nutritionnels évalués.
* Guarantã, 76, 14040-190, Ribeirão Preto, DP, Brésil. Tel : 55-16-60346, Fax : 55-16-6331144, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 8 : We.B.3270

PJ Cimoch et coll.* ont montré, chez 10 patients asymptomatiques présentant un déficit en vitamine A (moyenne=24mcg/dL), que leur déficit n'est pas corrélé avec la composition du corps ou le niveau d'immunité. Leurs apports nutritionnels étaient adéquats et ils ne présentaient pas de symptômes de malabsorption ; ce qui suggère que le déficit en vitamine A n'est pas secondaire à une modification métabolique en rapport avec le VIH.
* FACP Center for Special Immunology 100 Pacifica Suite#100, Irvine, CA 92718 714-753-0670


V, 9 : Th.B.4237

S Silveira et coll.* ont montré que l'excrétion urinaire du rétinol (mesurée sur 24 heures par HPLC) était majorée chez 8 patients au stade SIDA et chez 10 patients asymptomatiques comparativement à un groupe contrôle (respectivement 0,21 +/- 0,18 ; 0,21 +/- 0,14 ; 0,005 +/- 0,05 micro mol/L). Cela pourrait jouer un rôle important dans l'hypovitaminose en vitamine A et pourrait avoir des répercussion sur leurs niveaux plasmatiques et hépatiques.
* Hospital das Clinicas-Depto. Clinica, Campus USP 14048-900, Ribeirão Preto, SP, Brésil. Tel : 55-16-6330346, Fax : 55-16-6331144


V, 10 : Tu.C.2592

BL Greenberg, P Vink et coll.* ont mesuré entre 1986 et 1994 le taux de vitamine A au cours du troisième trimestre de la grossesse chez 133 femmes séropositives (44 femmes transmirent l'infection à VIH à leur enfant). Ils ont montré que le risque de transmission périnatal était associé à un déficit sévère (<0,70 micro mol/l) en vitamine A (p 4 heures des membranes (p=0,05) et à un âge gestationnel < 37 semaines (p=0,02). Le taux de CD4 n'était pas associé au risque de transmission. Des essais cliniques sont en cours afin d'établir si la supplémentation anténatale en vitamine A pourrait réduire le risque de transmission.
* University of Maryland at Baltimore, 310 Howard Hall, 660 West Redwood Street, Baltimore, MD 21201, USA. Tel : 410 706-8220, Fax : 410 706-0332, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 11 : Tu.B.2251

S Cunningham-Rundles et coll.* ont montré que, chez les enfants nés de mère séropositive (n=21), la prévalence d'un taux plasmatique bas en vitamine A (mesure du trans rétinol par HPLC) est très élevée (n=17 soit 81%, p<0,05) qu'il s'agisse d'enfants dont la séropositivité se confirme ou d'enfants qui se révèlent par la suite séronégatifs. Chez ces derniers (et uniquement chez eux), le niveau de vitamine A s'est normalisé dans les 15 mois qui ont suivi la séroréversion. Le déficit en vitamine A a déjà été rapporté comme facteur de risque de la transmission fœto-maternelle et comme facteur de risque de la progression chez les usagers de drogues. Cette vitamine est un facteur essentiel pour le développement des lymphocytes et de la réponse immunitaire, et son déficit peut occasionner de graves effets chez les enfants séropositifs.
* New York Hospital-Cornell Medical Center 525 East 68th Street, New York, NY 10021, USA. Tel : 212-746-3400, Fax : 212-746-8609, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 12 : Mo.B.1315

J Wild et coll.* ont étudié plusieurs milliers de publications de la National Library of Medecine afin de pouvoir utiliser chez des enfants, en toute sécurité de manière chronique, des doses élevées d'éléments nutritifs ayant un intérêt potentiel dans l'infection à VIH : vitamine A, bêta carotène, thiamine, riboflavine, niacine, pyridoxine, vitamine B12, vitamine C, acide pantothénique, vitamine D, vitamine E, acide folique, vitamine K, calcium, NAC, fer, zinc, phosphore, sélénium, carnitine, cystéine, glutathion, méthionine, lysine, acides gras.
* 16 Clover Lane, Lincoln Park, NJ, 07035 USA. Tel : 201-696-0723


V, 13 : Mo.B.1317

JS Read et coll.* ont montré chez 141 enfants (65 au stade IVIG vs 76 placebo) que le niveau de vitamine A sérique augmente avec le temps dans le groupe IVIG mais que, contrairement à d'autres publications, la mortalité n'était pas associée avec un niveau initial élevé ou une modification de ce niveau.
* PAMA-CRMC_NICHD, 6100 Executive Boulevard Room 4BI IF, National Institutes of Health, Bethesda, MD 20892, USA. Tel : (301) 496-7339, Fax : (301) 496-8678, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 14 : We.B.3268

JM Rwangabwoba, NA Haslsey et coll.* ont montré, dans le cadre d'un essai comparant l'action prophylactique de trois antituberculeux pris en monothérapie, que la majorité (307/458, 67%) avait des concentrations initiales basse (<30 mg/dL) en rétinol plasmatique (témoin d'un déficit en vitamine A) et que, pour ces personnes, les lymphocytes CD4 étaient <14% (p=0,04) ; le risque de développer une tuberculose ou de décéder étaient légèrement plus élevés que chez ceux ayant des taux élevés de rétinol (respectivement RR=1,7, 95% CL 0,69,4,0 et RR=14, 95% CL 0,90,2,1). Après ajustement des CD4, de l'âge, du sexe et des médicaments reçus, les concentrations de rétinol sérique <30 mg/dl sont associées avec un risque élevé de décès (HR=1,57, 95% CL 0,96,2,55), mais pas de risque de développer une tuberculose (HR=1,41, 95% CL 0,57,3,53).
* Johns Hopkins Univ., 615 N.Wolfe Street,#5515, Baltimore, MD 21205 USA. Tel ; 410-955-6964, Fax : 410-5550-6733, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


V, 15 : Th.B.4250

H Vannucchi et coll.* ont montré que l'excrétion urinaire de la vitamine E était plus élevée chez les personnes séropositives, comparativement au contrôle, ainsi que la prévalence de l'hypovitaminose E chez les patients au stade SIDA (57,89%) : chez 19 patients au stade SIDA, 8 asymptomatiques et 10 patients non infectés par le VIH (contrôle), l'excrétion urinaire de vitamine E sur 24 heures est respectivement de 0,52 +/- 0,54 ; 0,66 +/- 0,35 ; 0,03 +/- 0,07 mmol/L et la concentration sérique en vitamine E de 15,25 +/- 12,19 ; 26,40 +/- 17,01 ; 40,03 +/- 31,80 mmol/L.
* Hosp. das Clinicas, Depto. Clinica Médica-Campus USP 14048-900-Ribeirão Preto-SP Brésil. Tel : 55-16-6330346, Fax : 55-16-6331144


V, 16 : We.B.185

C Avila-Figueroa et coll.* ont montré, dans une étude sur 42 mois chez 279 hommes séropositifs n'ayant pas de traitement anti-rétroviral, que l'apport élevé en niacine (p=0,03) et en vitamine E (p=0,03) était associé à une valeur basse des lymphocytes CD4 et une moindre corrélation pour le rétinol (P=0,05) et la vitamine B1 (p=0,09). L'analyse prospective montre un pourcentage de diminution des CD4 pour ceux du plus haut quintile de l'apport en niacine à l'entrée de presque la moitié de ceux dans le quintile le plus bas (11,7% vs 21,4% par année). La diminution des CD4 fut 25% plus grande (17,1% vs 13,7%) parmi ceux ne recevant pas de multivitamines (mais statistiquement non significatif). Aucune association n'a été trouvée entre l'apport d'acide gras (AG) et la diminution des CD4. Après ajustement des valeurs de base en CD4, l'âge et les apports énergétiques totaux, les apports en graisses et certaines graisses spécifiques sont inversement corrélés avec le risque de progression vers le Sida (risque relatif pour le plus élevé vs le plus bas quintile de graisses végétales 0,24 [95% CL 0,07-0,75], pour l'acide oléique RR=0,21 [95% CL 0,07-0,65], pour les AG polyinsaturés RR+0,31 [95% CL 0,11-0,92] et pour les AG trans RR=0,25 [95% CL 0,09-0,65]. Les apports en acides gras oméga-3 et arachidonique ne sont pas associés avec un moindre risque de progression vers le Sida.
* Hospital Infantil de Mexico, Calle Dr Marquez 162, Colonia Doctores Mexico DF, CP 06720, Mexique. Tel : (525) 761-0333 x369, Fax : 761-8530



Stress oxydatif


VI, 1 : Mo.B.1294

R Trotti et coll.* rappellent que de nombreux travaux indiquent que le stress oxydatif active la réplication du VIH in vitro et peut conduire à la péroxydation et à l'altération de l'ADN des cellules infectées. 22 patients (CDC C3 avec CD4<200mm3) ont été étudiés vs 20 contrôles séronégatifs. Ils ont montré qu'une augmentation chronique du stress oxydatif pouvait favoriser l'hypercoagubilité chez les personnes infectées par le VIH, et donc l'apparition de complications thrombotiques (augmentation de l'index de péroxydation, de l'activité anti-oxydante de la glutathione péroxydase érythrocytaire [GSH-Px], des fragments F1+2 de la prothrombine et du dimère D chez les personnes au stade SIDA, p<0,001 pour chaque paramètre ; de plus une bonne corrélation a été trouvée entre GSH-Px et le dimère D [r=0,52, p<0,05]).
* "IRCCS C ; Mondino" Via Palestro,3-27100 Pavie, Italie. Tel : 0039-382-380268, Fax : 0039-382-380286


VI, 2 : Tu.A.2002

SL Walmsley et coll.* ont montré que le glutathion (GSH) et la cystéine (CYS) sont diminués de 50% (p<001) comparativement au contrôle, avec une augmentation de 25% (p<0,3) des produits dissulfite oxydés (GSSG). Les dissulfites mixtes plasmatiques (CYS-SG) et les ponts dissulfiques protéiques (GS-SPr) sont 2 à 3 fois augmentés (p<0,5). Le GSH et la CYS des lymphocytes sont réduits de 30-35% (p<0,01) avec une augmentation non significative de leurs produits dissulfites oxydés. Le rapport entre thiol et dissulfite plasmatique et des lymphocytes est réduit de 30% (p<0,01). Les taux plasmatiques et lymphocytaires bas en GSH et CYS chez les personnes séropositives semblent être en rapport avec l'augmentation du stress oxydatif et de la consommation de ces substances. D'autres études devront déterminer le bénéfice de l'apport exogène de substance comme le N-acétylcystéine (NAC) pour combattre cette consommation.
* The Toronto Hospital, General Division, EN G-219, 200 Elisabeth Street, Toronto, Ontario, Canada, M5G2C4.


VI, 3 : Pub.B.1083

J Diego et coll.* ont étudié l'activité de la superoxyde dismutase dans les monocytes de sang humain rapportée aux protéines totales (SOD/TP) chez 27 patients séropositifs (9 stade I, 3 stade III, 11 stade IV) et chez 8 patients séronégatifs. Aucune corrélation n'a été trouvé entre le SOD/TP et les lymphocytes totaux (r=0,08), les lymphocytes CD4 (r=0,11) et les CD8 (r=0,01). Une différence statistiquement significative existe entre le SOD/TP des patients séropositifs et celui des patients séronégatifs (moyenne : 0,52 vs 0,21 U/gTP). D'autres études sont en cours pour confirmer que cette augmentation de la SOD expliquerait indirectement l'altération de la balance oxydant/anti-oxydant au cours de l'infection à VIH.
* C.T.S.P.-U.N.R.-Suipacha 531-Rosario-2000 Argentine. Tel/Fax : 5441-370765


VI, 4 : Mo.A.1024

M Edeas et coll.* ont montré in vitro que l'apport exogène de superoxyde dismutase Cuivre-Zinc dépendante (SOD) pénètre dans la cellule, augmente l'activité totale en SOD, inhibe la lipoperoxydation des cellules, limite la consommation cellulaire en GSH (glutathion-SH) et inhibe la réplication du VIH ; cette inhibition n'intervenant plus aux stades avancés de l'infection. Les auteurs suggèrent que l'association in vivo de la SOD et/ou d'autres piégeurs de radicaux libres à des antiviraux pourrait, si elle est débutée assez précocement, prolonger la période de latence et l'émergence des résistances aux antiviraux.
* Laboratoire de Biochimie, Hôpital Antoine Béclère, 157 rue de la Porte de Trivaux, 92141 Clamart cedex, France. Tel : (33) 01 45 37 43 10, Fax : (33) 01 45 37 47 45


VI, 5 : We.A.3081

D Kinchington et coll.* ont montré que des analogues de l'acide benzoïque, en présence d'anticorps activant les anti-CD3, co-stimulent les cellules monocytaires du sang périphérique (PBMC) de manière dose dépendante (p=0,001). Cet effet s'accompagne de l'induction de la phosphorylation tyrosyl d'un certain nombre de substrats protéiques cellulaires. Ces deux effets sont abolis en présence d'un anti-oxydant l'hydroxytoluène butylé. Les études avec des anticorps monoclonaux ciblés sur les cellules présentant l'antigène B7-1 ou B7-2 indiquent que les effets de ces dérivés de l'acide benzoïque nécessitent l'interaction du CD28 (un récepteur co-stimulant des cellules T) avec le ligand B7. Il est possible que ces composés agissent au niveau intracellulaire par l'intermédiaire de la formation de radicaux libres qui déclencheraient un signal. Les implications de ces résultats pour l'infection à VIH sont à envisager.
* Dept Virology, St Bartholomew's Hospital, 51-53 Bartholomew's Close, London ECIA 7BE


VI, 6 : We.A.3073

H Raoul et coll.* ont montré que l'infection des macrophages par le VIH peut altérer la production de radicaux libres (RL) et que les modifications de la production des RL peuvent influencer la réplication du VIH : dans l'heure qui suit l'infection in vitro, on observe une induction des gènes MnSOD et iNOS au niveau de la culture des macrophages. L'expression du gène MnSOD se traduit par des modifications non spécifiques, biophysiques de la membrane. L'induction de la transcription du gène iNOS est associée à l'expression du gène du TNFa, de l'IL-Ib et de l'IL-6. Au moment du maximum de la réplication virale, on observe une sur-expression des gènes MnSOD et iNOS dans les cultures de macrophages infectées par des souches de VIH ayant un tropisme macrophagique. Avec celles ayant un tropisme lymphocytaire, on observe une down-régulation du gène de MnSOD. Au moment de l'induction du MnSOD, une expression du gène du TNFalpha est aussi notée. L'utilisation d'un inhibiteur transcriptionnel du TNFa est capable d'abolir l'activation du gène de la MnSOD. Aucune modification n'est notée au niveau de la transcription du gène de la Cu/ZnSOD. Une surproduction de NO accroît la réplication du VIH au niveau des macrophages infectés.
* CEN-FAR, DSV/DRM/SNV, 60-68 av de la Division Leclerc, 92265 Fontenay aux Roses, France. Tel : (33) 01 46 54 78 05, Fax : (33) 01 46 54 77 26


VI, 7 : Tu.B.2275

JP Allard et coll.* ont montré, chez 39 patients vs 15 contrôles, que le stress oxydatif est plus élevé chez les personnes séropositives et que leur taux sanguin en vitamines anti-oxydantes est plus faible, et ce quel que soit le stade de l'infection : peroxydes lipidiques (31,3 +/- 9 vs 4,5 +/- 0,8 nmol/ml, p<0,05), vitamine C (35,6 +/- 2,5 vs 75,7 +/- 4,3 mmol/l, p<0,005), vitamine E / a-tocopherol (970 +/- 51 vs 1146 +/- 112 g/dl, p<0,005), b-carotène (12,23 +/- 2,27 vs 20,46 +/- 2,22 g/ml, p<0,05). Il reste à déterminer si la supplémentation en vitamines anti-oxydatives permettra de réduire ce stress oxydatif.
* The Toronto Hospital, General Division 200 Elisabeth Street-9EN 217A, Toronto, Ontario, Canada M5G2C4. Tel : (416) 340-5159, Fax : (416) 348-0065


VI, 8 : We.B.3257

RG Lalonde et coll.* ont montré chez 25 patients (CD4=233 +/- 49/mm3) que l'apport alimentaire d'anti-oxydant (vitamines C et E, b-carotène, sélénium et Zinc) ne réduisait pas le stress oxydatif mesuré par la concentration plasmatique de malondialdéhyde (MDA). Les valeurs de MDA sont plus élevées pour ceux ayant les valeurs les plus élevées de CD4 (r=0,39, p<0,10), chez ceux, paradoxalement, recevant de la vitamine E (p=0,03) et chez les fumeurs. Le niveau de glutathion leucocytaire n'est pas influencé par la diète ou l'apport en anti-oxydants ni par le niveau des CD4.
* Immunodeficiency Service, Montréal Chest Institute, 3650 St. Urbain, Suite 803, Montréal, Québec, H2X 2P4 Canada. Tel : 514-843-2090, Fax : 514-843-2092, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VI, 9 : We.B.3258

JM McDermid et coll.* précisent l'abstract We.B.3257, en indiquant que, parmi les patients étudiés, 67% utilisaient des compléments alimentaires. Parmi ceux-ci l'apport alimentaire en vitamine C et en zinc était plus élevé (respectivement p=0,01 et (p<0,001) avec un apport protéique et énergétique identique (respectivement p=0,46 et p=0,48) ; leur supplémentation en vitamine C et E était de plus de 10 fois plus élevé que celles recommandées (Recommended Nutrient Intake for Canadians/RNI), respectivement pour 36 et 45 % de ces patients.
* 3815 rue Drolet, #4, Montréal, Québec, H2W 2L3 Canada. Tel : 514-845-0630, Fax : 514-398-7739, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.



Apoptose


VII, 1 : Tu.A.2017

LF Te Velde, CHH Ten Napel et coll.* ont montré, chez 15 patients séropositifs vs 15 patients non-séropositifs, que, au sein des lymphocytes, le % des cellules nécrotiques est <1,5% dans les deux groupes mais que le % des cellules dont le programme de mort cellulaire (apoptose) est accéléré est de 15,9 (5,5-35,5) vs 3%. Il semble que le % d'apoptose soit plus élevé dans les stades les plus avancés.
* P.O. Box 50.000 7500 Enschede Nederland. Tel : 31 53872443, Fax : 31 53407300


VII, 2 : We.A.3063

C Piazza et coll.* ont montré in vitro que des lymphocytes CD4 activés peuvent induire l'accélération du programme de mort cellulaire (apoptose) chez des lymphocytes CD8 exprimant le gène Fas (les CD8 sont des cellules, qui à la différence des CD4, n'ont pas de récepteur à la gp110 du VIH, récepteur par lequel est médiée l'apoptose), et que ce phénomène est réduit en présence d'Interleukine-2 exogène.
* Via degli Apuli nl, 00185 Rome, Italie. Tel : 39-6-49917586, Fax : 39-6-49917594


VII, 3 : We.A.100

C Godard et coll.* ont montré que des cellules MT4 exprimant le phénotype CD4+ mises en présence de macrophages infectés par une souche de VIH ayant un tropisme macrophagique (isolée du liquide céphalo-rachidien d'un patient atteint d'encéphalopathie) voyaient une diminution de leur viabilité et une augmentation de l'apoptose après 20 heures de coculture. Des ponts s'établissent entre les MT4 et les macrophages, et en plus grande proportion avec les macrophages infectés. Cette action sur la viabilité et sur l'apoptose n'apparaît pas si on utilise la souche lymphotropique HIV-LAVIBRU.
* INSERM Unité 322, B.P. 33, 13273 Marseille Cedex 09 France. Tel : 33-04 91 82 75 40, Fax : 33-91 41 92 50


VII, 4 : We.A.260

A Badley et coll.* ont montré qu'en présence de macrophages, l'apoptose est majorée in vitro chez les lymphocytes CD4 de patients HIV+ (et pas chez ceux de patients HIV-), et ce d'autant plus en présence de macrophages infectés par le VIH. L'utilisation d'anticorps anti-Fas a permis de montrer chez certains des patients que le gène Fas explique ce phénomène soit complètement soit partiellement. L'intervention du TNF-alpha a ensuite été démontrée et son effet est additif à celui de Fas.
* Mayo Clinic, 200 First St. SW, Guggenheim 501, Rochester, MN 55905, USA. Tel : 507-284-9646, Fax : 507-284-3757


VII, 5 : Mo.B.1290

J Laurence et coll.* ont montré, chez des patients séropositifs atteints de maladies thrombotiques microvasculaires idiopathiques (purpura thrombopénique idiopathique [PTI], syndrome hémolytique urémique [SHU] et désordres cardiaques et cérébrovasculaires dont la fréquence est plus élevée chez les patients séropositifs), que le plasma prélevé au niveau de différents organes des patients atteints de PTI ou de SHU, et que le plasma de certains patients ayant des anomalies cardiaques, présentent une augmentation de l'apoptose au niveau de la microcirculation endothéliale, avec mise en jeu du gène Fas sans intervention du TNF-a et sans modification au niveau des gros vaisseaux. Ce phénomène est particulièrement répandu au niveau du derme, du cerveau et du rein (absent au niveau du foie et du poumon), correspondant aux zones affectées par PTI/SHU. Certains anticorps anti-Fas et l'acide aurintricarboxylique (<0,1 micro M), un inhibiteur de protéase permettent de supprimer cette apoptose.
* Cornell University Medical College, 411 East 69th St. New York, NY 10021, USA. Tel : 212-746-2988, Fax : 212-746-8601


VII, 6 : We.A.3071

MA Nokta et coll.* ont montré in vitro que les cellules PBMC de patients séropositifs ont un niveau plus élevé d'apoptose spontanée que celles de contrôles HIV- et encore plus en présence de l'anticorps monoclonal anti-CD3 (un activateur de l'apoptose). Une augmentation de l'expression du gène tumoral supresseur p53 est constatée en réponse à l'activation du récepteur des cellules T. Au niveau des macrophages, l'apoptose est augmentée ainsi que l'expression du p53, mais uniquement en présence d'anti-CD3. Au niveau du surnageant des cultures, il y a une inhibition de la prolifération induite par le PHA, une augmentation du TNF-a et l'adjonction pendant 3 jours de TNF-a (0,1-1 micro g) à la culture de PBMC, majore l'apoptose et l'expression du p53. Ces phénomènes pourraient s'expliquer in vivo par le relargage de cytokines en réponse à l'infection à VIH ; ce qui se traduirait par une augmentation de l'apoptose au niveau de cellules T activées non infectées ; ce qui contribuerait à la déplétion cellulaire et à l'immunosuppression.
* University Boulevard, Galveston, TX 77555-0835, USA. Tel : 409-747-1856, Fax : 409-747-1857


VII, 7 : We.A.3048

R Garcia et coll.* ont montré que les complexes immuns circulants (CIC), présents chez 60% de patients séropositifs, peuvent induire in vitro la programmation de la mort cellulaire (apoptose) de lymphocytes normaux activés (PHA), à la différence des CIC de patients HIV-. L'expression du gène Fas (CD95) est augmentée (22 +/- 17%) vs celle de patients HIV+ dont les CIC ne peuvent induire cette apoptose (6 +/- 4%). Cette capacité est indépendante du nombre de lymphocytes circulants, mais est associée avec le stade asymptomatique (75% des patients ayant des CIC pouvant induire l'apoptose sont au stade A de la classification CDC).
* Dpt. of Immunology, Fundacion Jimenez Diaz, Reyes Católicos 2, 28040 Madrid, Espagne. Fax : 34-1-549 47 64


VII, 8 : We.A.3068

AH Patki et coll.* ont montré que la fréquence de l'accélération de la programmation de la mort cellulaire (apoptose) est plus élevée (p 500/ml). Concernant l'expression du gène Fas, elle est aussi plus élevée (chez 5 patients ayant des CD4<100/ml : m= 45 +/- 18%) vs les patients séronégatifs (15,5 +/- 3,3%) [p<0,05)], mais chez certains patients, existe une dissociation entre apoptose et expression du gène Fas (chez 5 patients ayant des CD4 entre 150-880/ml et dont l'apoptose est augmentée, la moyenne de l'expression du gène Fas est de 19 +/- 4%) ; ce qui suggère que d'autres mécanismes que l'expression du gène Fas favoriseraient l'apoptose.
* 2109 Adelbert Road, Cleveland, OH 44106, USA. Tel : (216) 368-4853, Fax : (216) 368-5415, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VII, 9 : Tu.A.2012

TTC Ng et coll.* ont montré que, chez la plupart des patients au stade SIDA, le virus VIH bloquait in vitro l'intervention du signal de la ßI-intégrine [qui permet de s'opposer à l'accélération de la programmation de la mort cellulaire (apoptose)] alors que cette propriété persiste chez les patients asymptomatiques (p<0,05).
* Dept. Immunol., 38 Little Britain, London ECIA 7BE, Angleterre. Tel : (44) 171-601-8104, Fax : (44) 171-606-0845, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VII, 10 : Pub.B.1066

G Costanzi et coll.* ont montré que, parmi 15 patients atteints de démence et décédés du SIDA, 6 présentaient au niveau du lobe frontal des cellules en apoptose et que, parmi 4 patients atteints d'encéphalite ou d'encéphalopathie mais sans démence, aucun ne présentait de cellule en apoptose. Il semble que le nombre de cellule en apoptose soit peu important, et concerne les cellules gliales et peu les neurones.
* Anatomia patologica Ospedale L. Sacco, Via G.B. Grassi, 74, 20157 Milan, Italie. Tel : +39 2 35799348, Fax : +39 2 38200385


VII, 11 : We.A.3077

SS Lu et coll.* ont montré, sur des biopsies réalisées sur les parties hautes et basses de l'intestin et du côlon chez 15 patients séropositifs, que l'accélération de la programmation de la mort des cellules (apoptose) est plus élevée dans la partie basse de l'intestin (8,3 +/- 7,0) vs la partie haute de l'intestin, et les parties basses et hautes du côlon (respectivement 6,3 +/- 2,3 ; 5,4 +/- 1,3 et 6,0 +/- 1,4) ; mais sans que cela soit statistiquement significatif. Par contre, le nombre des lymphocytes CD4 est corrélé avec le niveau d'apoptose au niveau du bas intestin (r2=0,42, p=0,05) et celui de la partie basse du colon (r2=0,46, p<0,01).
* St. Lukes-Roosevelt Hosp. Center, 421 West II3th Street, Services and Research 1301, New York, NY 10025. Tel : #212-523-3670


VII, 12 : Tu.A.2038

JM McDonald et coll.* ont montré in vitro (au 5ème jour), parmi 11 patients séropositifs et 8 contrôles, que le % de cellules en apoptose est de 25 +/- 4, 39 +/- 7, 57 +/- 4 respectivement pour les contrôles, les patients aux stades CDC-B et CDC-C. Le % des cellules CD4+ en apoptose rapporté au nombre total de cellules T est respectivement de 17 +/- 4, 22 +/- 3, 43 +/- 5. L'expression du gène Fas est augmentée chez les patients ayant une augmentation de l'apoptose au niveau des CD4+. L'utilisation de trifluoperazine ou de tamoxifen, des antagonistes de la calmoduline, inhibent cette accélération de l'apoptose ; ce qui se traduit par une augmentation du rapport des cellules viables CD4+/CD8+ ; et cet effet est plus marqué pour les stades avancés (CDC-C).
* The University of Alabama at Birmingham, Department of Pathology, 509 LHRB, 701 South 19th Street, Birmingham, AL 35294-0007, USA. Tel : 205-934-6666, Fax : 205-975-9927, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VII, 13 : We.A.3062

M Viora et coll.* ont montré que la gp110 du VIH augmente l'apoptose médiée par des anticorps anti-CD2 au niveau des cellules T de la lamina propria intestinale. Ils ont aussi montré in vitro que, chez des lignées cellulaires tumorales et chez des cellules T, l'AZT, et encore plus le ddC et l'AZT+ddC, bloquent ces cellules en phase S et favorisent l'apoptose.
* Lab. of Immunology Instituto Superiore di Sanità Regina Elena, 299 00161 Rome, Italie 6-499902709


VII, 14 : Mo.A.1072

N Johnson et coll.* ont montré, chez 8 patients ayant reçu un traitement anti-rétroviral (AZT, DDC ou DDI en mono ou bi-thérapie), que leurs lymphocytes CD4 ont augmenté à la 12ème semaine en moyenne de 158 à 198/mm3 (NS), que le % de cellules en apoptose est passé de 33,8 +/- 16 à 6,97 +/- 2,9 (p=0,01). Cet effet survient plus tardivement (entre la 8ème et 16ème semaine) que les modifications de la virémie. Il semblerait que l'accroissement de l'apoptose concerne des lymphocytes qui n'ont pas été encore infectés.
* Dept. of Immunology, St. Bartholomews Hospital, Londres, ECIA 7BE, Angleterre. Tel : 0171 6018104, Fax : 6060845, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VII, 15 : Mo.B.1319

C Chougnet et coll.* ont montré que, parmi 7 enfants ayant reçu un traitement par un inhibiteur de protéase, l'indinavir, 6 ont eu une diminution du nombre de cellules en apoptose à la 12ème semaine et 5 d'entre eux ont eu une augmentation de leurs lymphocytes CD4 de plus de 50%.
* National Cancer Institute, NIH Bldg 10, Rm 4B17, 9000 Rockville Pike, Bethesda, MD 20892, USA. Tel : (301) 402-1890, Fax : (301) 402-3643


VII, 16 : Tu.A.2032

R Rivabene, W Malomi et coll.* ont montré in vitro que l'association de N-acétylcystéine (NAC) avec du 3-aminobenzamine (3-ABA), un inhibiteur de la poly-(ADP-ribose)-polymérase (cette enzyme nucléaire est activée lors de la fragmentation de l'ADN occasionnée par l'apoptose, et est associée à une déplétion en glutathion), se traduit par une réduction significative du nombre des particules virales comparativement aux cultures n'ayant reçu qu'un seul des deux produits. À la différence du NAC, le 3-ABA semble n'avoir qu'une action anti-apoptose mineure. Enfin, ils ont montré une moindre réplication virale chez des monocytes de sang périphérique ayant été traités par du NAC avant leur infection par le VIH. Ces résultats suggèrent que l'utilisation d'anti-oxydants pourrait agir sur la réplication du virus en maintenant un état de réduction correct des cellules ; ce qui pourrait être bénéfique pour les patients asymptomatiques.
* Dept. Ultrastructures, Ist. Sup. Sanità, Viale Regina Elena 29, 00161 Rome, Italie. Tel : +396/49902905, Fax : +396/4957634


VII, 17 : Tu.B.2278

WEG Müller et coll.* ont montré qu'un analgésique central non-opiacé, la flupirtine (Katadolon®), à la concentration de 1 à 10 micro g/ml, protège les cellules neuronales et les lymphocytes de l'apoptose (accélération de la programmation de la mort des cellules) : réduction de 50% de l'apoptose induite par la gp110 du VIH sans modification de l'apoptose spontanée (physiologique) des cellules. De plus, cet effet est limité aux lymphocytes CD3 et en particulier aux CD4. Il conviendrait d'envisager des études cliniques, ce qui est possible puisque chez l'être humain, une dose de 200 mg de flupirtine permet d'atteindre en 12 heures un niveau plasmatique > 1 mg/ml.
* Institut für Physiologische Chemie, Universität, Duesbergweg 6, 55099 Mainz, Allemagne. Tel : +6131-395910, Fax : +6131-395243



Substances physiologiques

(autres que vitamines, oligo-éléments et anti-oxydants)

VIII, 1 : Mo.A.1070

H. Huisman et coll.* ont montré que, parmi les protéines de laits, seule la lactoferrine native du lait de vache, du colostrum bovin et du placenta humain pouvaient complètement inhiber in vitro la réplication du VIH sur un test MT4 (valeurs de l'IC50 in vitro entre 500 et 1500nM). L'acylation de la fonction amine de la lysine dans la protéine, en utilisant des anhydrides de l'acide succinique ou de l'acide cis-aconitique, a permis la synthèse de protéines ayant une forte activité anti-VIH1 et anti-VIH2 (valeur de l'IC50 de ces protéines aconitylées entre 0,3 à 3nM). La lactoferrine ou les protéines dont la charge a été modifiée, s'attachent fortement à la boucle V3 de la gp110 du VIH et dans les mêmes ordres de concentrations que ceux des IC50. La succinylation ou l'aconitylation de l'alpha-lactalbumine et de la bêta-lactoglobuline A/B ont aussi une forte activité anti-VIH2 (valeurs de l'IC50 entre 500 et 3000nM).
* Central Laboratory of the Netherlands Red Cross Blood Transfusion Service, Dept. Developmental Research, Plesmanlaan 125, 1066CX Amsterdam, The Netherlands. Tel : 20-511231, Fax : 20-5123474


VIII, 2 : Mo.A.1069

ME Kuipers et coll.* ont montré que les sérums albumine chargées négativement (NCAs), dont les prototypes, Suc-HSA et Aco-HSA, des protéines polyanioniques, connues pour leur activité anti-VIH in vitro, agiraient sur le VIH en neutralisant la charge positive de sa boucle V3. Des résultats préliminaires semblent indiquer que la NCAs préviendrait aussi le clivage protéolytique de la boucle V3, phénomène supposé précéder l'initiation du processus de fusion.
* University centre for Pharmacy, Ant. Deusingln 2, 9713 AW Groningen, The Nederlands. Tel : #31-50-363327, Fax : #31-50-3633311, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VIII, 3 : Mo.A.1073

S Kazmi et coll.* ont montré, parmi plusieurs fluides du corps humains, que la salive, le lait et le plasma séminal présentent des activités inhibitrices du VIH. La salive parotidienne ayant la plus forte activité. Celles de la salive submandibulaire/sublinguale étant moindre, mais des variations inter-individuelles importantes ont été constatées. Celles du plasma séminal et du lait sont aussi importantes. La détermination des facteurs responsables de ces activités permettrait d'envisager la fabrication de gels virucides afin de limiter la transmission du VIH.
* Dept Oral Medecine, Floor 28, Guy's Hospital, London SEI 9RT, UK. Tel : (44) 0171 955 4256, Fax : (44) 0171 955 4455


VIII, 4 : Tu.C.2685

L Belec et coll.* ont montré que la concentration en inhibiteur de protéase leucocytaire (cIPL) au niveau des sécrétions cervico-vaginales était significativement plus élevée chez 15 femmes (f.) non-séropositives [8 760 +/- 850 ng/ml] que chez 27 f. séropositives asymptomatiques [5 760 +/- 1 160 ng/ml] (p<0,03) et que chez 26 f. non-séropositives ayant une infection vaginale [ 2 430 +/- 535 ng/ml] (p<0,0001). Cette cIPL est aussi significativement plus élevée chez les f. séropositives que chez celles ayant une infection vaginale (p<0,04). Chez les f. séronégatives saines, les cIPL au niveau salivaire (m=1 650 ng/ml) sont 5 à 10 fois moins élevés qu'au niveau cervico-vaginal. L'IPL pourrait donc être un facteur diminuant l'infectivité des f. séropositives et la susceptibilité des f. séronégatives ; le risque de transmission du VIH (infectivité et susceptibilité) serait plus grand chez les f. ayant des infections vaginales en raison de cIPL diminuée. Ce travail est à rapprocher de celui de McNeely et coll. (J Clin Invest 1995 ; 96 : 456-64) qui indiquent que la présence d'IPL pourrait expliquer l'importante activité anti-virale au niveau salivaire et la rareté de la transmission orale du VIH.
* Laboratoire de Virologie, Hôpital Broussais, 96 rue Didot 75674 Paris Cedex 14, France. Fax : (33) 01 43 95 80 55


VIII, 5 : Th.C.4509

L Gwanzura et coll.* ont montré que le lactobacille (Döderlein) est présent chez 53% patientes, parmi 1 152 femmes enceintes, 38% parmi celles ayant des pertes vaginales non-physiologiques, 32% parmi celles qui ne sont pas enceintes et 29% parmi celles faisant le commerce de leur corps. La séroprévalence était respectivement de 39, 53, 40 et 86%. Il y a une très forte corrélation entre l'absence de lactobacille et la positivité de la sérologie VIH : parmi les femmes séropositives, 37% de femmes hébergent du lactobacille alors que 56% n'en hébergent pas (OR=2,54, p<0,001). Cette association est retrouvée dans chaque groupe : respectivement OR=2,17, p<0,001 ; OR=2,57, p<0,001 ; OR=3,19, p<0,01 ; OR=2,54, p<0,05. Les péroxydes hydrogénés ayant une action virucide ; leur production par le lactobacille pourrait expliquer ces résultats. En favorisant la colonisation du vagin par le lactobacille à un niveau physiologique normal, on pourrait ainsi agir préventivement sur la transmission hétérosexuelle du VIH.
* P.O. Box A178 Avondale, Harare, Zimbabwe, Afrique. Tel : 263-4-791631, Fax : 263-4-739406, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VIII, 6 : Tu.C.2695

PA Marx et coll.* ont montré que la progestérone modifie l'épaisseur de l'épithélium du vagin et son effet protecteur contre l'infection du vagin par le SIV chez le singe rhésus macaque (SRM). 14 jours après inoculation de SIV par voie vaginale, 14 des 18 SRM ayant reçu des implants de 200 mg de progestérone se sont révélés infecté alors que seulement 1 sur 10 des SRM n'ayant pas reçu de la progestérone (mais un placebo) était infecté (différence statistiquement significative). Ces résultats, établis par co-culture, ont été vérifiés par PCR, bDNA et l'étude des anticorps. De plus, 3 des 14 SRM infectés progressèrent rapidement vers le stade de SIDA et leur charge virale était 2 à 20 fois plus élevée. Au moment de l'inoculation, la progestérone sanguine était statistiquement plus élevée chez les SRM qui ont reçu de la progestérone (3,2 ng/ml vs 17,1 ng/ml). Une autre étude réalisée sur 3 SRM ayant reçu de la progestérone et 3 placebo, euthanasiés au 3ème et 4ème jour après l'inoculation du SIV a montré que l'épithélium vaginal était devenu significativement plus mince chez les SRM traités par la progestérone et que chez 2/3 de ces SRM, le SIV était présent dans le sang, la rate ou les ganglions drainant le tractus génital alors qu'il était absent chez les 3 SRM placebo. Ces résultats conduisent à se demander si il n'y a pas un risque accru de transmission du VIH par voie vaginale chez les femmes utilisant une contraception à base de progestérone.
* Long Madow Road, Tuxedo, NY 10987-9801, USA. Tel : 914-351-4597, Fax : 914-351-2015, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


VIII, 7 : Th.B.4097

G Maurisson, A Richert et coll.* ont montré chez 23 patients (16 stades II, 6 stades IVC, 1 stade IVD) que la prise orale de 400mg/jour de glucuronamide, un dérivé non toxique et peu onéreux d'une substance physiologique l'acide glucuronique (associée à 500 mg de vitamine C + 50 mg de caféine comme dans la présentation du Guronsan®, connu pour ses propriétés anti-asthénique et hépatoprotectrice) pendant 11,3 +/- 7,5 mois se traduit par une majoration du nombre absolu de lymphocytes CD4 (294,13 +/- 130,66 à 412,48 +/- 214,53/mm3, p<0,027), du nombre relatif de CD4 (16,5 +/- 6,78 à 21,83 +/- 10,04%, p<0,057 et des anticorps P24 (130,08 +/- 106,01 à 1 965,6 +/- 2 322,15, p<0,021). Aucune infection opportuniste n'est survenue. L'arrêt du traitement chez 7 patients pendant 3 à 15 mois s'est traduit par une diminution systématique des CD4 en valeur absolue (-52,6%) et en valeur relative (-36,4%). L'actualisation des résultats faite sur 16,43 +/- 9,45 mois pour les CD4 en valeur absolue montre un taux de 62% (22/35 patients) de répondeurs (318,27 +/- 123,09 à 455,77 +/- 180,18/mm3, p<0,001) et sur 19,17 +/- 7,02 mois pour les CD4 en valeur relative un taux de 73% (17/23 patients) de répondeurs (16,29 +/- 7,08 à 20,48 +/- 8,53, p<0,2). Aucune infection opportuniste n'est survenue chez les répondeurs et les non-répondeurs. Des essais cliniques de la glucuronamide en association avec des trithérapies seraient souhaitables. En raison de son faible coût, la glucuronamide est un traitement qui peut être accessible aux population des pays économiquement démunis.
* Association "Positifs", B.P. 230, 75865 Paris cedex 18, France. Tel/fax : (33) 01 49 82 72 55, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.



Immunité cellulaire et Natural Killers


IX, 1 : Mo.A.401

K Rungruengthanakit et coll.* ont montré que des femmes séronégatives ayant eu régulièrement des rapports sexuels non-protégés (RNPN, n=14) avec le même partenaire pendant en moyenne 3,2 années (2,1 à 4,1 années) ont des pourcentages en cellule Natural Killer (NK) plus élevés (24,5%) en comparaison avec des femmes (n=59) ayant eu un risque faible ou indéterminé (18,4%, p=0,01), ou avec des femmes (n=22) ayant eu une exposition < 2 années (19,0%, p=0,04), ou avec les résultats de publications sur la population Thaï (19%, n=210). En valeur absolue, les femmes RNPN (659) ont des NK plus élevés que chez celles ayant eu un risque faible ou indéterminé (494, p=0,04), ou avec celles ayant eu une exposition < 2 années (537, p=0,21), ou avec la population de référence (452). Aucune différence n'a été notée au niveau des lymphocytes CD4 et CD8 et du rapport CD4/CD8. Il apparaît donc que les NK jouent un rôle dans la résistance à la transmission du VIH chez les femmes ayant un risque répété avec un même partenaire.
* Research Institute of Health Sciences, Chiang Mai University, P.O. Box 80 CMU, Chiang Mai 50200, Thaïlande. Tel : 66 53 221966, Fax : 66 53 221849


IX, 2 : Th.B.4174

A Traub et coll.* ont montré que l'utilisation du dinitrochlorobenzène (DNCB) chez 35 patients (CD4 entre 100 et 600/mm3, pas d'utilisation préalable du DNCB, pas de traitement anti-rétroviral) pendant deux ans s'est traduite chez tous les patients par un gain de poids, l'absence d'affection maligne, peu d'infections opportunistes, une stabilité ou une augmentation des lymphocytes CD4 et une augmentation significative des CD8. Aucun effet secondaire n'a été noté hormis de légers eczémas. Le DNCB a été initié par l'utilisation préalable d'une solution d'acétone à 2% ; en l'absence de réaction témoignant d'une sensibilisation, le DNCB a ensuite été utilisé à raison d'une fois par semaine à la concentration de 10% jusqu'à obtention d'une réponse positive, puis à raison d'une fois par semaine à la concentration de 2 ou 1% (application sur une surface de 3cm2 au niveau de l'avant-bras). En raison de son prix peu onéreux et de sa facilité d'application, le DNCB serait particulièrement adapté pour les personnes séropositives asymptomatiques des pays en voie de développement. Des études par PCR vont débuter afin de confirmer l'efficacité du DNCB.
* STD Outpatient Unity, Irmandade da Santa Casa de Misericordia de Porto Alegre, Rua Santa Terezinha 609, 201 Porto Alegre, RS, Brazil CHP 90040-180. Tel : (051) 223.0047, Fax : (05) 331.6558


IX, 3 : Th.B.4182

RB Striker et coll.* ont montré que l'utilisation d'application cutanée de DNCB chez huit patients (5 asymptomatiques, 1 ARC, 2 SIDA n'ayant pas utilisé de DNCB au préalable et ne recevant pas de traitement anti-rétroviral) se traduit après 3 à 4 mois de traitement par une augmentation des lymphocytes CD4 et CD8 (NS sur 4 mois) et par une diminution de la charge virale (149.963 copies/ml à 17.913 copies/ml, p=0,006). La réduction de la charge virale pour chaque patient allait de un demi à plus d'un log. Ces résultats renforcent l'intérêt du DNCB, composé organique connu pour ses propriétés de stimulation de l'immunité à médiation cellulaire, et dont les effets sur l'état clinique et les paramètres immunologiques des personnes séropositives avaient déjà été étudiés par les auteurs (Stricker et coll., J Am Dermatol 1995 ; 33 : 608-611).
* 450 Sutter Street, Suite 1500, San Francisco, CA 94108, USA. Tel : (415) 399-1035, Fax : (415) 399-1057



Stress

(psychothérapie, thérapies comportementales, etc.)

X, 1 : Mo.D.1882

C Cuadrelli et coll.* indiquent que les patients qui ont reçu un suivi psychothérapeutique au cours de l'année qui a suivi l'annonce de leur séropositivité (vs ceux qui n'ont pas bénéficié de ce suivi) s'adaptent plus rapidement à leur nouvelle situation, ont des pratiques sexuelles à moindre risque, adaptent plus facilement leurs relations sociales en regard de leur séropositivité, débutent et poursuivent un suivi médical adapté. Ce travail interdisciplinaire a été réalisé au sein de la fondation SPES.
* Spes Foundation, Avda Las Heras 2207, 4to (1127) Buenos Aires, Argentine. Tel/Fax :+541-805-477, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


X, 2 : Mo.D.1769

L Mertins et coll.* ont montré, chez 12 patients asymptomatiques vs 19 contrôles asymptomatiques, que la pratique d'une thérapie de groupe (17 séances de 2 heures/semaine), débutée au cours des 4 premiers mois de l'étude, se traduit au 4ème mois par aucune modification sur plusieurs paramètres immunologiques (CD2+, CD3+, CD4+, CD8+, CD20+, CD56+) et sur le niveau de cortisol et de TNF. Au 8ème mois, on note une augmentation significative du nombre de globules blancs comparativement au contrôle (p=0,002) et une augmentation des lymphocytes CD4 (13%) alors qu'ils sont restés inchangés chez le contrôle. Il apparaît donc que des effets de la thérapie de groupe sur l'immunité existent mais que leur mesure ne peut se faire qu'à distance.
* Dept. of Dermatology, University of Essen, Hufelandstr. 55, 45122 Essen, Allemagne. Tel : 0201-7233634, Fax : 0201-7235935


X, 3 : Mo.D.1861

J Inouye* a montré que, chez 20 patients, les exercices respiratoires réalisés pendant 7 semaines constituent la technique la plus utile pour réduire le stress. Une étude est en cours afin de déterminer si, parmi plusieurs techniques comportementales utilisées pour réduire le stress, certaines ont des effets sur des marqueurs de l'immunité.
* University of Hawaii, School of Nursing, Honolulu, Hawaii 96822, USA. Tel : (808) 956-5326, Fax : (808) 956-3257, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


X, 4 : Mo.B.304

BA Smith et coll.* ont débuté une étude chez 60 patients séropositifs (lymphocytes CD4 : 200-499) pour évaluer l'effet de l'exercice musculaire (EM). Les résultats préliminaires chez 12 patients (EM : 60 min. 3 jour/semaines pendant 12 semaines) comparés à un groupe contrôle montrent une augmentation de VO2MAX (t=2,0, p=0,73), une amélioration du temps de l'épreuve sur tapis roulant (t=2,08, p=0,06) mais pas de différence sur les CD4 (H=0,12, p=0,73). Parmi 4 patients, l'état d'anxiété, de dépression et la vitalité se sont améliorés chez 3 d'entre eux, et se sont détériorés chez 6/8 du groupe contrôle. Il est prévu que d'autres marqueurs de l'immunité soient mesurés (CD 56, ß-2 microglobuline, néoptérine, charge virale).
* 486 Richards Rd, Columbus, Ohio, USA. Tel : 614-292-4899, Fax : 614-292-4948, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


X, 5 : Th.B.4105

TJ Birk, RD MacArthur et coll.* ont montré chez 42 personnes que la pratique de massages une fois par semaine de courte durée, associée ou non avec de l'exercice physique (aérobic deux fois par semaine) ou à des conseils pour la gestion du stress (une fois par semaine), n'ont aucun effet sur les fonctions immunitaires (lymphocytes CD4, CD8, cellules Natural Killer en valeur absolue et relative) et sur les mesures de la qualité de vie. Donc ces pratiques ne doivent pas se substituer aux traitements conventionnels.
* 4201 St. Antoine, UHC 6F, Detroit, Michigan, 48201, USA. Tel : 313-993-0921, Fax : 313-745-9173, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


X, 6 : Th.D.5155

DW Amonite* montre que la thérapie par l'art favorise la communication au niveau oral et non-verbal, permet de mieux cerner l'état émotionnel secondaire à leur statut de personne séropositive. Cette thérapie est particulièrement efficace pour les personnes qui ont des difficultés à s'exprimer oralement ; elle permet de diminuer l'anxiété et le stress et d'améliorer la qualité de vie.
* 59 Isabella St. Suite 1207, Toronto, Ont. M4Y IM9, Canada. Tel : (416) 972-6408


X, 7 : Pub.D.1487

EP Rivera et coll.* proposent des ateliers pour aider les personnes à gérer leurs stress.
* 896 Woodfield Road, West Hempstead, New York, 11552 USA. Tel : 212-647-1415, Fax : 212-647-1419


X, 8 : Th.D.5158

M Troop, S Thornton et coll.* ont montré qu'il n'y avait pas de différence statistiquement significative au niveau des caractéristiques psychologiques entre des patients progresseurs et non-progresseurs à long terme. Cette étude a été réalisée chez 168 personnes séropositives depuis en moyenne 9,5 années réparties en trois groupes ; I (n=51) : non-progresseurs, séropositivité > 8,5 années, asymptomatique avec CD4>500/mm3 ; II : progresseurs intermédiaires, séropositivité > 8,5 années avec CD4<500/mm3 ; III : progresseurs rapides , SIDA apparu dans les 5 premières années de l'infection. Un questionnaire a été rempli pour définir les caractéristiques psychologiques : personnalité (EPQ), détresse psychologique (CHQ), stratégies réactionnelles (COPE) et soutien social (ISEL).
* Psychological Medecine, Chelsea & Westminster Hospital, 369 Fulham Road, London SW10 9TH, UK. Tel : 0181-846-6514, Fax : 0181-846-6530


X, 9 : Th.D.5102

KJ Momanyi* évoque une technique de méditation transcendantale (Sidhi) pour gérer le stress, qu'il utilise pour lui-même et qui lui a permis de lutter et de s'adapter à un nouveau style de vie depuis l'annonce de sa séropositivité.
* P.O. Box 76618 Nairobi, Kenya, Afrique. Tel : 254-02-76677, 760370, Fax : 254-02-447967


X, 10 : Mo.D.1768

P Leiberich et coll.* ont montré que la pratique de l'hypnothérapie (selon la méthode d'Erickson) chez 26 patients (7 stades I et II, 19 ARC/SIDA) a permis de stabiliser leurs défenses immunitaires. L'étude, réalisée sur trois années vs un groupe contrôle, montre après un mois une augmentation significative (p<0,05) des lymphocytes CD4 et du rapport CD4/CD8 (432/0,52 à 543/0,57), avec un accroissement plus important pour ceux des stades I-II que ceux des stades ARC et SIDA (+190 vs +72, p<0,05). 2 à 3 ans plus tard, les CD4 et le rapport CD4/CD8 sont restés stables avec une légère diminution dans le groupe traité, mais qui est plus marquée dans le groupe contrôle (à 3 ans : 387/0,42 vs 298/0,32). La détérioration des défenses immunitaires est survenue chez 35% des patients traités vs 58% des contrôles. Les patients ayant poursuivi l'hypnothérapie et la relaxation sur une longue période (50%) ont eu une meilleure évolution de leur statut immunologique (à 2 ans : 521/0,52 vs 400/0,38 ; à 3 ans : 447/0,48 vs 309/0,34) et leurs scores dans l'échelle de dépression de Beck se sont améliorés. Des différences similaires ont aussi été notées avec d'autres marqueurs comme les IgA. Ces résultats préliminaires méritent de poursuivre des études sur la psycho-immunologie.
* District Hospital Ansbach - Dept. of Internal Med., Feuchtwanger Str. 38, D-91522, Allemagne. Tel : + +49/981/4653-165 ou-0, Fax : + +49/981/4653-406 ; Psychosocial AIDS Study Group Erlangen Tel : + +49/9131/85-6504, Fax : + +49/9131/85-6960



Autres cofacteurs potentiels


XI, 1 : Tu.B.2212

O grau et coll.* ont montré que, parmi 52 patients homosexuels, 37% (n=19) présentaient sur au moins un des trois prélèvements effectués pendant 34 mois (déviation standard : 19, médiane : 29) des anticorps IgG vis-à-vis de Mycoplasma penetrans, un cofacteur présumé du VIH sexuellement transmissible (Grau et coll., J. Infect. Dis. 1995, 172 : 672-681). Sur la période d'étude, le taux d'anticorps a augmenté chez 5 patient, a diminué chez 3 patients, est resté constant à un niveau élevé chez 1 patient, est resté constant à un bas niveau (voire négatif sur un des 3 prélèvements) chez 10 patients. Chez la plupart des patients, les anticorps persistent sur une longue période de temps. Le titre en anticorps est plus élevé pour les patients ayant des CD4 entre 9 et 15%. L'évolution des anticorps en fonction de l'évolution clinique et biologique est en cours d'étude.
* Institut Pasteur, Unité d'Oncologie Virale, 28 rue du Dr Roux, 75724 Paris Cedex 15, France. Tel : (33) 01 45 68 87 82, Fax : (33) 01 45 68 89 16


XI, 2 : Th.A.4083

A Plivieri, G Segni et coll.* ont montré que, parmi 21 enfants séropositifs (1 à 69 mois), 7 (33%), tous asymptomatiques, ont des auto-anticorps anti-thyroïdiens (aucun cas dans un groupe contrôle de 14 enfants séronégatifs nés de mères séropositives) et que 13 (62%) ont des taux élevés (4,1 à 9,4 uU/ml) en TSH sérique (dans le groupe contrôle : 28%). Une corrélation a été trouvée entre le pourcentage des lymphocytes CD4 et la fraction libre de l'hormone thyroïdienne T3 (r=0,54, p<0,01). L'étude, qui a pu être réalisée chez 14 des 21 enfants un an puis deux et trois ans plus tard, a confirmé ces résultats dans la plupart des cas. Une hypothyroïdie existe dans la plupart des stades avancés de l'infection. Ces résultats sont à rapprocher de ceux d'une étude réalisée chez des adultes à différents stades qui avait montré la présence d'auto-anticorps anti-thyroïdien, associée à un hypofonctionnement de la thyroïde (Segni et coll., J Endocrinol Invest 1993 ; 16 ; 407).
* Pediatric Dept Catholic University of Sacred Heart L.go A. Gemelli, 8-00168, Rome, Italie. Tel/fax : 0039/6/3017026


XI, 3 : Mo.C.903 (Suppl.)

I Hoffman et coll.* ont montré que, des patients ayant une urétrite (n=78), ont une charge virale (CV) de 125 000 copies/ml (5.10 log) au niveau du plasma des vésicules séminales, alors que ceux du groupe n'ayant pas d'urétrite (contrôle, n=45) ont une CV de 17 000 copies/ml (4.23 log) [p=0,014]. La variation moyenne du log de la CV est, 1 semaine après traitement, de 0.13 (n=78) ; 2 semaines après, de 0.41 (n=71) [après une semaine de traitement, 30% furent à nouveau traités car l'urétrite persistait ; à la fin de la 2ème semaine, 12% avaient encore une urétrite] ; et pour le groupe contrôle à la 2ème semaine, elle est de zéro. La différence entre les deux groupes est hautement significative à la 2ème semaine (p=0,0001). La médiane de la CV à la 2ème semaine est de 37 000 copies/ml (4.57 log), et dans le groupe contrôle de 23 000 copies/ml (4.36 log) [p=0,1436]. La présence d'une urétrite se traduit donc par une majoration de la CV locale (ARN du VIH) ; le traitement antibiotique de l'urétrite se traduit par une réduction rapide de cette CV. Ces résultats corroborent les résultats épidémiologiques indiquant que les urétrites sont des facteurs de risque importants de transmission du VIH.
* Division of Infectious Diseases, CB# 7030, University of North Carolina at Chapel Hill, NC 27599-7030, USA. Tel : 919/966-6325, Fax : 919/966-5775, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


XI, 4 : We.C.3450

AO Anzala, FA Plummer et coll.* ont montré, chez 42 femmes séropositives, qu'à l'occasion d'un épisode de maladie sexuellement transmissible (MST) de type bactérien (par exemple gonococcie), on note une augmentation de la charge virale (p<0,004), une augmentations des interleukines IL-4, IL-6 et IL-10 (respectivement p<0,007 ; p<0,001 ; p<0,003), une augmentation du Tumor Nécrosis Factor-a et des récepteurs solubles TNF-a et une diminution des lymphocytes CD4 (p<0,05). Par contre l'IL-2 et l'interféron-g n'ont pas été détectés. Les MST pourraient favoriser l'accroissement de la réplication du VIH par l'intermédiaire des cytokines (IL-4, IL-6, IL10 et TNF-a). Les MST pourraient aussi de cette manière favoriser la transmission du VIH. Précédemment, les auteurs ont montré que le temps d'incubation du SIDA était plus court (médiane : 4 années) chez d'autres femmes de cette cohorte (Pumwani sex worker), et que l'utilisation du préservatif est corrélé avec une progression plus lente de la maladie.
* Department of Medical Microbiology, University of Manitoba, Room 516, 730 William Avenue, Winnipeg, MB R3E OWE, Canada. Tel : 204-789-3312, Fax : 204-783-5255, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


XI, 5 : We.D.3678

LG Horowitz et coll.* se sont interrogés sur l'origine de l'apparition du SIDA en analysant pendant deux ans plus de 2 500 documents. Concernant la théorie du singe vert africain, aucune preuve directe ne permet de prouver une transmission de ce type du singe à l'homme. Par contre, de plus en plus d'articles scientifiques suggèrent que le SIDA pourrait avoir une origine iatrogénique. C'est particulièrement le cas de l'hypothèse du développement du VIH-1 et du VIH-2 qui se serait produit lors d'investigations de laboratoire et d'essais thérapeutiques concernant l'étude de vaccins.
* Post Office Box 402, Rockport, Massachusetts 01966, USA. Tel : 508-546-6586, Fax : 508-546-9226


XI, 6 : Tu.D.581 (Suppl.)

P Farmer* rappelle que le virus VIH ne permet pas à lui seul d'expliquer la grande variabilité existant au niveau de l'évolution de l'infection à VIH suivant les patients ; c'est la raison pour laquelle des chercheurs ont avancé l'intervention de cofacteurs. De nombreux cofacteurs ont été envisagés : du mycoplasme et des lésions génitales ulcérées jusqu'aux prédispositions psychologiques en passant par les rites vaudou. À ce jour, le seul cofacteur, dont l'intervention serait démontrée, serait constitué par les inégalités sociales ; et pourtant très peu de travaux de recherche ont été réalisés sur ce sujet. Les obstacles pour améliorer l'étude de ce domaine et pour remédier à ces inégalités sociales ont été étudiés, et seront présentés au cours de la conférence.
* Harvard Medical School, Boston, MA, USA. Fax : 617-661-2669



Thérapies et effets divers


XII, 1 : Tu.B.2288

C Pereira et coll.* ont montré que, parmi 97/243(40%) patients qui firent une pneumocystose, 28 étaient des fumeurs et 69 des non-fumeurs (Risque relatif : 0,59, O,42 à 0,85, Intervalle de confiance de 95% ; p=0,002). Aucune différence n'est notée en fonction du sexe et de la race. Le temps moyen de survie (20 mois) est identique chez les fumeurs et chez les non-fumeurs. D'autres études sont nécessaires pour expliquer pourquoi les fumeurs ont moins de risque de développer une pneumocystose (0,59, 0,42 à 0,85).
* Hospital de Clinicas de Porto Alegre, Rua fernandes Vieira 238/701, Porto Alegre-RS, Brésil. Tel : 55-51-330-1618, Fax : 55-51-330-1618

XII, 2 : Mo.B.1371

M Graves et coll.* ont montré que, chez des patients recevant des associations de traitements anti-rétroviraux ainsi qu'une association standard de 3 à 5 médicaments pour traiter une tuberculose à mycobactéries atypique, la mortalité est 34% plus élevée (n=41) en comparaison avec ceux (n=52) auxquels avait été associée de la prednisolone (5mg/kg) pendant une année. L'augmentation des lymphocytes CD4 et du poids est plus grande chez ceux ayant reçu de la prednisolone. Ces résultats nets sur la survie des patients nécessitent d'envisager des études complémentaires.
* 4120 Southwest Fwy, Suite200, Houston, Texas, 77027, USA. Tel : (713) 960-7900, Fax : (713) 960-7910


XII, 3 : LB.B.6037 (Suppl.)

F Chiodo et coll.* ont montré, chez 20 patients au stade ARC traités pendant plus de 6 mois par Facteur de Transfert spécifique du VIH (TF) et par zidovudine, une amélioration ou une stabilisation de leur état clinique et/ou de leurs paramètres biologiques. Chez 2 patients, la charge virale par PCR est passée de 80 000 à 0 et de 260 000 à 20 000 en 2 et 3 mois. Le niveau d'interleukine 2 et des CD8 de 5 patients suggèrent que le TF pourrait activer la sécrétion de cytokine ThI. Des études sur des macaques infecté par le SIV ont confirmées que le TF spécifique du SIV prévenait la progression vers le SIDA dû au SIV.
* Neuro Immuno Therapeutics Research Foundation, 1092 Booling Spring Road, Spartanburg, SC USA. Tel ; 864-591-0944, Fax : (803) 591-0622, Email : compuserve ID 103765, 1153


XII, 4 : LB.B.6049 (Suppl.)

J Avicenne et B Ramponi* rapportent les résultats d'une étude sur 22 patients (13 au stade SIDA, 9 au stade ARC et 1 asymptomatique) qui ont été répartis a posteriori (sur la demande des autorités médicales françaises) en 2 groupes ; le 1er, A=12 (5 SIDA, 7 ARC) a reçu de la Tacrine (Tétrahydroaminoacridine ou THA, 200mg/jour) pendant plus de 44,75 +/- 14,07 mois ; le 2ème, B=10 (7 SIDA, 2 ARC, 1 asymptomatique) a reçu de la zidovudine (AZT, 600-1200mg/jour) après l'arrêt de la THA qu'il avait reçu au préalable pendant 20,2 +/- 6,67 mois. 12 mois après l'arrêt imposé de la THA dans le groupe B, un seul décès (suicide) a été noté dans le groupe A où la THA avait été maintenue à la demande des patients tandis que, dans le groupe B, 7 patients sont décédés au cours des 6 premiers mois et 3 au cours des 12 premiers mois ( +/- : 6,6 +/- 2,01 mois, p<0,001). Ces résultats justifient la reprises d'essais thérapeutiques de la THA (notamment dans le cadre de polythérapies) sur une plus large échelle. La THA agirait sur le VIH en inhibant le canal sodique, un récepteur présent au niveau des lymphocytes, mais aussi au niveau des neurones (à la différence du récepteur CD4) et en raison de la similitude existant entre plusieurs acides aminés de la boucle V3 de la gp110 du VIH, et plusieurs venins de scorpions (MKG Tran, 31 av. du Bois, 92290 Chatenay Malabry, France, Tel : (33) 01 46 30 12 53).
* Association "Positifs", B.P. 230 75865 Paris cedex 18, France. Fax : (33) 01 49 82 72 55, E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


XII, 5 : Mo.A.1096

MH Lee et coll.* ont montré que l'hyperthermie appliquée in vitro à des lymphocytes chroniquement infectés par le VIH abaisse la quantité de virus produit (mesurée par la quantité d'antigène P24 dans le milieu de culture) : à 42° C, les cellules infectées ont une moindre viabilité en % et en nombre absolu comparativement au témoin (respectivement 49% et 0,8 x 105 vs 69% et 1,4 x 105) ; cela induit d'abord un plus haut niveau d'antigène P24 comparativement aux cellules non traitées (2025pg/ml vs 1313pg/ml) ; puis lors d'une nouvelle séquence d'une heure de traitement, l'antigène s'abaisse (333 pg/ml vs 1020 pg/ml), et encore plus quand les séquences sont de 2 heures (83 pg/ml). Ces résultats procurent une base scientifique aux protocoles d'hyperthermies réalisés sous circulation extracorporelle.
* Harbor-UCLA Medical Center, 1124 W Carson St., Bldg E-6 Torrance, CA 90502, USA. Tel : 310-222-3773, Fax : 310-782-8776, E-mail : moonlee@harbor2;humc.edu


XII, 6 : We.B.3200

HJ Heimlich et coll.* ont constaté que, sur une même période d'étude, alors que la mortalité chez 71 patients au stade SIDA était de 35%, dans un autre groupe de 41 patients au stade SIDA atteints de paludisme, aucun décès ne se produisit. Par ailleurs, sur un suivi de 6 à 18 mois après une infection par le paludisme, une majoration du nombre des lymphocytes CD4 a été constatée chez la plupart des 8 patients qui avaient initialement des lymphocytes CD4 au dessus de 200/mm3. Le paludisme n'aggrave donc pas le pronostic ; au contraire, il améliore les défenses immunitaires des personnes séropositives et ce, peut-être, en stimulant la production de certaines interleukines ou de certains interférons (ou par l'hyperthermie transitoire occasionnée, NdT).
* Heimlich Institite, Suite 410, 2368 Victory Pkwy, Cincinnati, OH 45206, USA. Tel : (513) 221-0002, Fax : (513) 221-0003


XII, 7 : Th.B.4107

G Rourke et coll.* ont mis au point un appareil qui délivre des micro-courants électriques par l'intermédiaire d'électrodes qui, utilisés à raison de 20 minutes par jour par périodes de 3 semaines (coût : $5,25) à répéter tous les six mois, pourrait neutraliser plus de 85% du virus VIH dans le sang (mesure par la virémie plasmatique). Ces micro-courants agiraient en altérant les protéines externes du VIH, ce qui s'opposerait à son attache sur les récepteurs des cellules cibles. Les quelques résultats présentés font état d'une négativation de l'antigène P24.
* 63 W. Bayaud ave. Denver, Co.80223, USA. Tel ; 304-744-3824


XII, 8

HS Armistead* a distribué lors de la conférence un document de synthèse sur l'intérêt potentiel de l'acide acetyl salicylique (aspirine, ASA) dans l'infection à VIH. L'ASA limiterait la production de VIH en agissant à plusieurs niveaux : en agissant sur l'activation du VIH par le Tumor Nécrosis Factor a, en agissant sur le facteur nucléaire kappa (NF-kB) et en réduisant la prostaglandine PGE2. Un essai randomisé en double aveugle contre placebo réalisé en 1994-1995 chez 7 patients (CD4/mm3 entre 50 et 350) ayant reçu 4 gr/jour d'ASA pendant 8 semaines, montre une diminution de 25% de la charge virale vs une augmentation de 85% dans le groupe contrôle non traité (DP Kotler et coll., non publié). Il apparaît donc important de poursuivre d'autres essais thérapeutiques avec l'ASA et à différentes doses (de 1 à 4 gr/jour), ainsi qu'avec le trisilate, un composé proche de l'ASA, qui, lui, n'induit pas de thrombocytopénie.
* Project for Aspirin Research & Education, P.O. Box 691068, West Hollywood, Los Angeles CA 90069, USA. Tel : (310) 659-6965



Annexe


Répartition des abstracts par sujet :

Sujets les plus étudiés : plantes (22%), nutrition & métabolisme (19%), apoptose (10%), vitamines & oligo-éléments (9%), stress (6%), stress oxydatif (5%).



Répartition des abstracts par continents et par pays (n=24) :

Amérique du Nord : 56%
dont 81% pour les USA, 16% pour le Canada et 3% pour le Mexique

Europe : 25%
dont 28,5% pour l'Italie, 28,5% pour la France, 17% pour l'Angleterre, 12% pour l'Allemagne, 7% pour la Hollande, 5% pour l'Espagne et 2% pour la Suisse

Asie et Moyen-Orient : 9%
dont 33% pour la Chine, 33% pour le Japon, 13% pour la Thaïlande, 7% pour la Corée, 7% pour l'Inde et 7% pour Israël

Amérique du Sud : 6%
dont 73% pour le Brésil et 27% pour l'Argentine

Afrique : 4%
dont 30% pour l'Ouganda, 14% pour le Cameroun, 14% pour l'Éthiopie, 14% pour le Kenya, 14% pour la Zambie et 14% pour le Zimbabwe

Mise à jour le Vendredi, 19 Mars 2010 21:25